L'armée israélienne a annoncé mardi soir avoir lancé une "vague de frappes" sur Téhéran, peu après que de nouvelles déflagrations ont été entendues dans la capitale iranienne.
"Les forces de défense israéliennes ont entamé une nouvelle vague de frappes contre des cibles du régime terroriste iranien à Téhéran", a indiqué l'armée israélienne sur sa chaîne Telegram officielle.
Le président français Emmanuel Macron tiendra mercredi à 15H00 (14H00 GMT) une réunion des chefs d'Etat et du gouvernement du G7 sur "les conséquences économiques" de la guerre en Iran, notamment la "situation énergétique" et les "mesures pour les atténuer", a annoncé mardi l'Elysée.
"Il s'agira de la première discussion sur cet enjeu entre membres du G7. La coordination économique est un enjeu central pour avoir une réponse efficace et utile à la situation", a ajouté l'Elysée, la France présidant cette année le G7 des pays les plus industrialisés.
Selon un nouveau décompte des autorités libanaises, le pays du Cèdre enregistre près de 760.000 déplacés en raison de la guerre au Moyen-Orient et des frappes israéliennes dans le pays visant le Hezbollah, milice chiite proche du régime iranien.
Le président russe Vladimir Poutine a appelé à une "désescalade rapide" du conflit au Moyen-Orient, lors d'un échange téléphonique mardi avec son homologue iranien Massoud Pezeshkian, au lendemain d'une conversation avec Donald Trump, a indiqué le Kremlin.
"Le président russe a réaffirmé sa position de principe en faveur d'une désescalade rapide du conflit et de sa résolution par des moyens politiques", a indiqué le Kremlin dans un communiqué, ajoutant que M. Pezeshkian a de son côté remercié la Russie "pour son soutien et en particulier pour l'aide humanitaire apportée à l'Iran".
Le président du Parlement iranien, l'influent Mohammad Bagher Ghalibaf, a averti mardi que toute attaque contre les infrastructures de l'Iran entraînerait une réplique de même calibre au onzième jour de la guerre déclenchée par des frappes israélo-américaines.
"Que l'ennemi sache que, quoi qu'il fasse, il y aura assurément une riposte proportionnée et immédiate", a écrit sur X M. Ghalibaf, un ancien militaire.
"Aujourd'hui, nous nous battons œil pour œil, dent pour dent, sans compromis ni exception" et "s'ils s'en prennent aux infrastructures, nous les ciblerons" également en représailles, a-t-il ajouté.
Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a affirmé que mardi constituerait "le jour le plus intense de frappes" sur l'Iran depuis le début de la guerre le 28 février.
"Le plus grand nombre d'avions de combat, de bombardiers, de frappes", a énuméré le ministre lors d'une conférence de presse au Pentagone.
Le chancelier allemand Friedrich Merz a dit mardi ne voir "aucun plan commun" venant des États-Unis et d'Israël pour "mettre fin" à la guerre déclenchée par leurs frappes contre l'Iran "rapidement et de manière convaincante".
"Beaucoup de ces objectifs" fixés par les Américains et les Israéliens "sont aussi les nôtres, mais chaque jour de guerre soulève davantage de questions", a souligné lors d'une conférence de presse à Berlin le dirigeant allemand, qui ne voit "aucun intérêt à une guerre sans fin" ni à une "remise en cause de l'intégrité territoriale" de l'Iran.
L'Irak recherche des voies alternatives pour exporter son pétrole après la fermeture du détroit d'Ormuz bloqué par les forces iraniennes en pleine guerre au Moyen-Orient, a indiqué mardi à l'AFP un porte-parole du ministère du Pétrole.
"Comme pour de nombreux autres pays de la région, la production et la commercialisation du pétrole ont été sévèrement impactées, ne laissant pas d'autres choix au gouvernement que de chercher d'autres voies pour nos ventes", a indiqué à l'AFP le porte-parole du ministère du Pétrole, Saheb Bazoun.
Membre fondateur de l'Opep, l'Irak, qui tire 90% de ses revenus de l'or noir, a lui-même plusieurs pétroliers bloqués dans le Golfe.
Tsahal a prévenu dans un communiqué publié ce mardi qu'il attaquerait "prochainement les infrastructures militaires du Hezbollah", dans le sud du Liban. L'armée israélienne a, par ailleurs, alerté les habitants des villes de Tyr et Saida, soulignant en rouge sur une carte les bâtiments à proximité des emplacements du Hezbollah.
"Pour votre sécurité, vous devez les évacuer [les bâtiments] immédiatement et vous tenir à au moins 300 mètres de distance", avertit Israël.
#عاجل ‼️ إنذار عاجل إلى سكان صور وصيدا
🔸سيهاجم جيش الدفاع على المدى الزمني القريب بنى تحتية عسكرية تابعة لحزب الله الإرهابي
🔸نحث سكان المباني المحددة بالأحمر في الخريطتيْن المرفقتيْن والمباني المجاورة لها: أنتم تتواجدون بالقرب من مباني يستخدمها حزب الله فمن أجل سلامتكم أنتم… pic.twitter.com/QyG3iaqNqp— افيخاي ادرعي (@AvichayAdraee) March 10, 2026
Les cours de l'or noir sont en forte baisse ce mardi 10 mars après les propos de Donald Trump lundi assurant que la guerre avec l'Iran allait "se terminer bientôt" et annonçant qu'il allait lever certaines sanctions sur le pétrole.
En plus de la perspective d'un conflit plus court que prévu, le président américain a déclaré que les Etats-Unis allaient "aussi lever certaines sanctions liées au pétrole pour réduire les prix (...) jusqu'à ce que ça s'arrange", après avoir échangé au téléphone avec son homologue russe Vladimir Poutine.
Ce revirement fait lourdement chuter les cours mardi. Vers 10h05 GMT (11H05 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en mai, tombait de 7,49% à 91,55 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, perdait 7,45% à 87,71 dollars.
Mais les risques sur l'approvisionnement de pétrole en provenance du Golfe n'ont pas changé. L'Iran a promis ce mardi que plus aucune goutte d'or noir ne sortirait du Moyen-Orient "jusqu'à nouvel ordre" dans un rejet cinglant des propos de Donald Trump.
L'armée israélienne a mené une frappe mardi près de la ville côtière de Tyr, dans le sud du Liban, après avoir averti qu'elle allait y viser des infrastructures du Hezbollah et exhorté à la population d'évacuer, selon un média d'Etat.
"L'ennemi israélien a mené une frappe sur la zone menacée" à Abbassiyé, près de la ville millénaire de Tyr, a indiqué l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).
Dans le même temps, le Liban compte plus de 100.000 nouveau déplacés par la guerre en l'espace de 24 heures.
Emmanuel Macron a convoqué un nouveau Conseil de défense et de sécurité nationale mardi soir à 18H30 "sur la situation en Iran et au Moyen-Orient", a annoncé l'Élysée.
Le président de la République a enchaîné les réunions de crise depuis le début du conflit déclenché le 28 février par des frappes israélo-américaines sur l'Iran.
L'espace aérien irakien ne doit pas être utilisé pour lancer des attaques contre des pays voisins, a indiqué mardi le Premier ministre d'Irak Mohamed Chia al-Soudani lors d'un appel avec le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio.
Depuis le début de la guerre ayant embrasé le Moyen-Orient avec l'offensive lancée par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran frontalier de l'Irak, l'espace aérien irakien est quotidiennement traversé par les avions qui vont bombarder le territoire iranien, ou des missiles tirés par Téhéran.
Dans son appel avec M. Rubio, le chef du gouvernement irakien a souligné "l'importance de garantir que l'espace aérien, le territoire et les eaux territoriales de l'Irak ne sont pas utilisés pour des actions militaires visant des pays voisins ou ailleurs dans la région", d'après un communiqué des services de M. Soudani.
Le Premier ministre a rejeté "toute tentative d'entraîner le pays dans les conflits en cours", ainsi que "toute violation de son espace aérien par aucune des parties" impliquées.
Les marchés boursiers européens rebondissent à l'ouverture mardi, saluant le net recul des prix du pétrole et du gaz après que le président américain Donald Trump a assuré mardi soir que la guerre au Moyen-Orient était "quasiment" finie.
Vers 8H05 GMT, dans les premiers échanges, Paris prenait 1,91%, Londres 1,18%, Francfort 2,02% et Milan 2,47%.
Ce mardi, le Premier ministre d'Israël Benjamin Netanyahu a assuré que l'État hébreux n'en "a pas encore fini" avec le pouvoir iranien, contrairement à ce qu'a affirmé Donald Trump lundi soir.
"Nous aspirons à amener le peuple iranien à briser le joug de la tyrannie, en fin de compte, cela dépend d'eux", a déclaré le Premier ministre d'Israël lors d'une visite dans un centre d'urgence du ministère de la Santé israélien. Et d'ajouter : "Il ne fait aucun doute qu'avec les actions menées jusqu'à présent, nous sommes en train de leur briser les os."
Le président des États-Unis avait décrit la guerre en Iran comme une "excursion de courte durée" et une "petite excursion", dans un discours devant une assemblée de parlementaires républicains.
Les forces iraniennes "n'autoriseront pas" les exportations de pétrole produit dans la région vers les pays alliés des Etats-Unis et d'Israël tant que se poursuivra la guerre au Moyen Orient, a affirmé mardi un porte-parole des Gardiens de la Révolution.
"Les forces armées iraniennes (...) n'autoriseront pas l'exportation d'un seul litre de pétrole de la région vers le camp ennemi et ses partenaires jusqu'à nouvel ordre", a dit Ali Mohammad Naini, porte-parole des Gardiens de la Révolution, selon l'agence de presse Tasnim.
Le trafic maritime dans le détroit stratégique d'Ormuz, par lequel transite habituellement près de 20% du pétrole brut mondial, est fortement perturbé depuis le début de la guerre déclenchée le 28 février par des frappes des Etats-Unis et Israël contre l'Iran.
Les Gardiens de la Révolution iraniens ont annoncé mardi avoir ciblé une base américaine dans la région du Kurdistan irakien, au 11e jour de la guerre avec les États-Unis et Israël.
"Le quartier général de l'armée américaine, situé sur la base aérienne de Harir dans la région du Kurdistan, a été visé par cinq missiles", ont déclaré les Gardiens dans un communiqué diffusé sur leur chaîne Telegram officielle.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a affirmé ce mardi qu'il était prêt à se battre "aussi longtemps que nécessaire" contre les États-Unis et Israël, contredisant le président américain Donald Trump qui avait assuré la veille que la guerre allait "se terminer bientôt".
"Nous sommes prêts à poursuivre les frappes de missiles contre eux aussi longtemps que nécessaire et chaque fois que cela sera nécessaire", a déclaré le ministre iranien à la chaîne américaine PBS News, ajoutant que des négociations avec Washington "ne sont plus à l'ordre du jour".
Les Émirats arabes unis font face mardi à une nouvelle attaque de drones et de missiles iraniens, a annoncé leur ministère de la Défense au 11e jour de la guerre au Moyen-Orient.
"Les défenses aériennes des Émirats arabes unis répondent actuellement à des menaces de missiles et de drones provenant d'Iran", a écrit le ministère sur X.