Selon le prix Nobel d'économie Philippe Aghion, la guerre au Moyen-Orient risque de provoquer "un ralentissement" de l'économie mondiale mais pas un "effondrement" comparable à la crise financière de 2008.
La guerre au Moyen-Orient ne devrait pas entraîner "d'effondrement" de l'économie mondiale et d'"équivalent de la crise financière de 2008", a estimé lundi le prix Nobel d'économie Philippe Aghion, qui table toutefois sur "un ralentissement possible".
"Si la guerre se prolonge au-delà de plusieurs semaines, que les prix du baril du baril flambent au-delà de 150 dollars le baril et qu'on voit vraiment qu'il y a une inflation qui reprend vraiment beaucoup, on va se trouver un peu dans une situation analogue au choc pétrolier de 73", a déclaré Philippe Aghion sur RTL.
"Un conflit prolongé, élargi, réduira la croissance mondiale"
Dans ce cas, "il faudra évidemment prendre ça au sérieux, regarder ce qu'on peut faire, se coordonner avec les autres pays européens et puis voilà quelle réponse apporter aussi, voir ce que ce que vont faire les États-Unis, le Canada et se coordonner avec les autres pays développés. Mais je pense qu'il faut toujours prendre son temps", a-t-il ajouté.
Pour l'économiste, "si on devait dépasser (...) quatre mois, cinq mois, effectivement, là, on rentre dans un dans un état du monde différent". "Un conflit prolongé, élargi, réduira la croissance mondiale", a-t-il ajouté. "Je vois un ralentissement possible", a-t-il dit. Mais "je ne vois pas d'effondrement. Je ne vois pas l'équivalent de la crise financière de 2008 par exemple". La crise de 2008 était née d'une crise du crédit immobilier américain, devenue une crise financière puis une crise économique mondiale.