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Moyen-Orient : «Cette guerre sera la dernière et nous y mettrons fin», les Israéliens entre habitude et détermination après 10 jours de conflit

Ce climat de tension permanent commence à peser sur la population israélienne. [© Ilia YEFIMOVICH / AFP]

Au dixième jour de guerre, les frappes se multiplient au Moyen-Orient. L'Iran a visé cette nuit les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite, tout en continuant d'attaquer Israël. À Jérusalem, la population vit au rythme des sirènes, entre résignation et détermination face à un conflit qui pourrait durer.

Dans la foulée de la nomination du nouveau Guide suprême, l'Iran a lancé de nouvelles frappes dans la nuit en direction des Émirats arabes unis et de l'Arabie saoudite.

Au dixième jour de guerre, les bombardements continuent de s'intensifier et frappent toujours Israël. Dans plusieurs régions du pays, les sirènes d'alerte ont de nouveau retenti hier après une salve de missiles iraniens.

Ce climat de tension permanent commence à peser sur la population israélienne.

Une population habituée aux alertes

Sac de courses à la main, David s'arrête quelques instants dans les rues de Jérusalem. Son téléphone vient de vibrer. Une nouvelle alerte vient d’être déclenchée. Pourtant, l'homme de 66 ans ne semble pas inquiet.

"Moi j'ai 66 ans, je n’ai presque jamais connu de journée tranquille à cause des islamistes."

Le sexagénaire connaît parfaitement le quartier de Mahané Yehuda et dit avoir appris à vivre au rythme des crises. "Ça fait 47 ans qu'ils veulent nous exterminer. Chaque fois, on nous dit que ça va se terminer, et au final tout recommence."

Une guerre perçue comme différente

Après dix jours de guerre et deux nouvelles frappes, certains estiment qu'il n'est plus possible de s'arrêter. Le rabbin Goldstein se montre catégorique : "Il n’y a pas de cessez-le-feu possible. Regardez ce qu'il s'est passé lors de la dernière guerre avec l'Iran. Nous nous sommes arrêtés sans avoir atteint nos objectifs. Et nous voilà de nouveau à notre point de départ." Pour beaucoup, le conflit pourrait donc durer.

Khana en est consciente. Elle estime toutefois que cette guerre n'a rien de comparable avec les précédentes. "Cette fois, la situation semble extrêmement grave et ils sont déterminés à aller jusqu’au bout. Cette guerre sera la dernière et nous y mettrons fin."

En attendant, la vigilance reste de mise. Ce week-end encore, de puissantes explosions ont secoué la région, rappelant que la menace demeure permanente.