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Moyen-Orient : «environ 5.000 Français vulnérables» ont signalé leur présence dans des zones à risques, a indiqué la ministre déléguée des Français de l'étranger

[© Europe 1]

La France suit de près ses ressortissants au Moyen-Orient depuis le début du conflit. "Environ 5.000 Français vulnérables" ont signalé leur présence dans des zones à risque, selon la ministre déléguée des Français de l'étranger Eléonore Caroit lors du Grand Rendez-Vous sur Europe 1.

La situation des Français présents au Moyen-Orient est suivie de près par les autorités depuis le début du conflit. Selon Éléonore Caroit, ministre déléguée chargée de la Francophonie, des Partenariats Internationaux et des Français de l'étranger, deux dispositifs permettent aujourd’hui d'estimer le nombre de ressortissants concernés

"Aujourd’hui, 415.000 Français se sont inscrits au registre des Français de l’étranger", explique-t-elle au micro du Grand Rendez-Vous sur Europe 1, rappelant qu’il s'agit principalement de personnes installées durablement dans la région.

À cela s’ajoutent 42.000 personnes inscrites sur le dispositif Ariane, utilisé par les voyageurs pour signaler leur présence dans une zone à risque. Parmi ces Français, certains se trouvent dans des situations particulièrement sensibles. 

Une estimation "très évolutive"

Grossesses, enfants en bas âge ou encore ruptures de traitements médicaux compliquent la situation pour plusieurs milliers de personnes. "Dans ce chiffre là, nous avons des personnes qui ont des vulnérabilités", précise Éléonore Caroit, estimant qu'environ 5.000 Français pourraient être concernés, tout en soulignant qu'il s'agit d'une estimation "très évolutive". 

Depuis le début de la crise, plusieurs opérations de retour ont déjà été organisées. "À l'heure où on se parle, nous avons déjà rapatrié 1.000 Français vulnérables, indique la députée. Ces retours ont été assurés grâce à des vols spécialement affrétés par les autorités, qu'ils soient militaires ou civils. 

Parallèlement, d'autres ressortissants ont pu rentrer par leurs propres moyens. "Plus de 3.500 de nos compatriotes ont pu rentrer grâce à des vols commerciaux", précise-t-elle, évoquant des liaisons rendues possibles grâce à une action diplomatique. Dans tous les cas, insiste-t-elle, l'objectif reste le même : "apporter secours à nos concitoyens et faire rentrer en France en priorité les plus vulnérables".