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«La victoire n'a jamais été aussi proche» : à Paris, le soulagement des Iraniens l'emporte sur la peur des bombes

Manifestation à Paris en soutien aux frappes israélo-américaines. [Laure Boyer / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Ils étaient plus d'un millier ce samedi après-midi à défiler à Paris derrière le portrait de Reza Pahlavi, le fils du dernier Chah d'Iran. Après huit jours de frappes intensives au Moyen-Orient, l'espoir d'une chute du régime l'emporte désormais sur l'angoisse de la guerre. 

Dans le cortège parisien, des dizaines de drapeaux iraniens flottent vers le ciel, côte à côte avec ceux des États-Unis et d'Israël. Mani, le drapeau de l'ancienne monarchie noué sur les épaules, ne cache pas son émotion. Aujourd'hui, enfin, il voit la lumière au bout du tunnel. 

"C'est la dernière bataille comme on le dit en persan lors des manifestations", confie-t-il avec détermination. "Il faut mener le combat jusqu'au bout et la victoire n'a jamais été aussi proche", ajoute-t-il. 

"Une opération de sauvetage des Iraniens"

Sur les pancartes, les slogans sont sans ambiguïté : "Merci Président Trump". Les manifestants saluent les frappes israélo-américaines qui ont conduit à la mort de l'ayatollah Khamenei. Nina, le regard embué, n'attend plus que la chute des mollahs. 

"C'est une opération de sauvetage des Iraniens", souffle-t-elle. "Je suis contente et j'attends la fin. Il y a une lueur d'espoir. Il faut qu'ils nous écoutent et qu'ils laissent les Iraniens récupérer leur pays". Cet espoir fou surclasse même l'angoisse la plus intime. 

Eli jette un œil discret à son portable. 10 jours qu'il est sans nouvelles de ses grands-parents restés au pays. Pourtant, chez lui aussi, la joie de voir le régime vaciller est plus forte que l'inquiétude familiale qu'il peut ressentir. 

"Nous sommes tous unis, parce qu'on croit en la liberté et en la démocratie", explique le jeune homme. "C'est un bel avenir qui arrive, non seulement pour les Iraniens mais pour le monde entier. Ce sont les beaux jours qui arrivent". Pour ces centaines d'exilés, l'ultime rêve ne change pas : que ce rassemblement parisien soit l'un des derniers avant le grand retour sur leur terre natale.