Gabrielle Cluzel réagit à la décision de la cour d'appel de Versailles de juger le policier ayant tué Nahel pour violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner et non pour meurtre. Dans "Christine Kelly et vous", elle juge la nouvelle "rassurante", mais rappelle que le fonctionnaire a été "jugé coupable" publiquement par Emmanuel Macron.
Nouveau rebondissement. La cour d'appel de Versailles a ordonné jeudi que le policier ayant tué Nahel Merzouk, 17 ans, le 27 juin 2023 à Nanterre, soit jugé devant la cour criminelle pour violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner et non pour meurtre.
Au-delà de la décision que Gabrielle Cluzel trouve "rassurante", ce qui choque la chroniqueuse de Christine Kelly et vous dans cette affaire c'est "qu'en réalité, le policier a été jugé coupable, dès le début, par le président de la République qui a dit 'c'est inexcusable et inexcusable'".
"On nous parle souvent, on nous bassine presque avec l'indépendance sacrée entre les pouvoirs judiciaires, exécutifs, législatifs, et on voit bien que quand ça devient idéologique, tout est bafoué. C'est le péché originel dans cette affaire. Ce qui s'est passé ce matin, ça nous rassure d'une certaine façon, parce qu'on se dit qu'il y a quand même une chambre d'instruction qui a la tête froide, regarde les faits et est capable de dire non là, il faut tout arrêter, ce n'est pas ce qu'il faut faire."