L'ancien Premier ministre Gabriel Attal était l'invité de La Grande interview Europe 1-CNews ce mardi matin. Au micro de Laurence Ferrari, le secrétaire général de Renaissance appelle la France à "parler le langage de la force", face à un monde qui change.
En plein conflit au Moyen-Orient, après le début de l'opération américano-israélienne en Iran et les représailles du régime de Téhéran sur les pays du Golfe, le président de la République Emmanuel Macron a présenté sa vision pour le futur de la dissuasion nucléaire française.
Invité ce mardi matin, le secrétaire général de Renaissance Gabriel Attal appelle la France à "assumer de parler le langage de la force". "Certains s'érigent contre des interventions en expliquant qu'elles bafouent le droit international. Mais ils oublient souvent de dire que ceux contre qui se dirigent les interventions bafouaient le droit international matin, midi et soir, depuis parfois des années ou des décennies", analyse l'ancien Premier ministre au micro d'Europe 1.
"Inventer une nouvelle gouvernance internationale"
"Nous vivons aujourd'hui dans un monde aujourd'hui qui est très largement régi par les rapports de force, par la brutalité. Je pense qu'il ne faut pas s'en réjouir. Il faut assumer ce rapport de force. (...) Et donc, la réalité, c'est qu'on ne peut pas être les derniers à respecter des règles que plus personne ne respecte. Sinon, on va se faire écraser et on sera affaibli. donc il faut être pragmatique et il faut assumer de parler aussi le langage de la force et d'incarner aussi une force", poursuit Gabriel Attal face à Laurence Ferrari.
L'ancien locataire de Matignon estime surtout qu'il est l'heure pour sa génération de réformer le droit international, "d'inventer une nouvelle gouvernance internationale", conclut-il.