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Frappes américaines et israéliennes, ripostes des Iraniens... Retour sur une journée d'escalade

L’escalade redoutée s’est matérialisée dans la matinée, ce samedi 28 février. [AMIR KHOLOUSI / ISNA / AFP]

Les États-Unis et Israël ont lancé samedi une série de frappes d’ampleur contre l’Iran. Téhéran a immédiatement riposté. Résidences de hauts responsables visées, sites militaires bombardés : la région bascule dans une confrontation directe aux conséquences imprévisibles. 

L’escalade redoutée s’est matérialisée dans la matinée, ce samedi 28 février. À 9 heures, à Téhéran (Iran), plusieurs détonations ont secoué la capitale iranienne. Rapidement, deux colonnes de fumée se sont elevées au-dessus de la ville. Israël a annoncé alors le déclenchement d’une série de "frappes préventives" destinées, selon ses autorités, à neutraliser toute menace contre son territoire. 

Une heure plus tard, le président américain Donald Trump a confirmé l’opération, baptisée "Fureur épique", dans un message publié sur son réseau Truth Social. Il a évoqué une "opération massive" visant à détruire les capacités balistiques iraniennes et à empêcher Téhéran d’accéder à l’arme nucléaire. 

La résidence du guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, aurait été touchée

Selon les premières informations, une dizaine de frappes ont visé des sites militaires à travers le pays, ainsi que des réunions de hauts responsables. La résidence du guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, aurait été touchée. Quatre hauts responsables, dont le chef du conseil de défense et celui des Gardiens de la révolution, auraient été éliminés. 

Sur les réseaux sociaux, des vidéos ont montré des scènes de liesse, certains Iraniens exprimant leur espoir d’un affaiblissement du régime. Mais l’attaque a également provoqué de lourdes pertes civiles : une école de filles dans le sud du pays aurait été frappée, causant la mort de 85 élèves selon les autorités locales. Téhéran promet désormais une riposte "proportionnée".