Après quatre années de guerre, les Ukrainiens résistent toujours aux Russes. Malgré les bombardements et les milliers de morts qu'a provoqués le conflit depuis 2022, nombre de civils restent mobilisés derrière leur armée pour repousser les soldats russes et retrouver un jour la paix.
Il y a presque quatre ans, la Russie lançait son offensive sur l'Ukraine. Depuis le 24 février 2022, la guerre a fait des centaines de milliers de morts des deux côtés. Des millions de civils ont fui le pays et pour ceux qui sont restés, leur quotidien est bouleversé, que ce soit sur le front ou dans les grandes villes du pays.
C'est le cas d'Ola, 28 ans, qui s'est habituée à vivre avec la Guerre. Mais la douleur reste vive. "Il n'y a pas un Ukrainien qui n'a pas perdu quelqu'un, qui ne connaisse pas la mort à cause de la guerre", confie-t-elle au micro d'Europe 1.
Une guerre psychologique et physique
"C'est difficile psychologiquement au quotidien de vivre avec la guerre, car tous les jours on regarde les actualités, tous les jours on voit des nécrologies, des portraits en noir et blanc dans les journaux... Ça influence énormément notre santé mentale", confie-t-elle.
La guerre apporte aussi avec elle la privation. "C'est difficile aussi car il y a des frappes russes régulièrement, des coupures d'électricité". Les derniers bombardements ont plongé de nombreux quartiers dans le noir, privant les habitants de chauffage en plein cœur d'un hiver particulièrement rude.
Ne pas céder
Si la guerre épuise, les Ukrainiens restent tout de même combatifs, affirme Anna. Pour cette habitante de Lviv, il est hors de question d'une capitulation aux conditions posées par Moscou. "On ne peut pas baisser les bras, on ne peut pas céder les territoires. On a perdu trop de vies. Comment peut-on regarder dans les yeux des mamans, des femmes, des soldats qui sont morts pour protéger cette terre ? On est fatigués, c'est sûr. Bien sûr qu'on voudrait tellement arrêter les morts, arrêter les bombardements, mais pas à ce prix-là", insiste-t-elle.
La jeune femme dit maintenant rêver de paix, mais d'une paix qui respecte la dignité des Ukrainiens et qui offre un véritable avenir à son fils de deux mois.