La Place Beauvau a-t-elle été compromise par un collaborateur radicalisé ? Un ancien conseiller de Marie-Pierre Vedrenne, la ministre déléguée auprès du ministère de l'Intérieur, s'est retiré de la Place Beauvau il y a quelques jours, après y être entré à l'automne dernier. Raison officielle, le collaborateur a démissionné. Mais selon les informations d'Europe 1, les raisons de son départ sont en réalité liées à des soupçons de radicalisation islamique.
Marie-Pierre Vedrenne, surnommé "l'anonyme de la Place Beauvau". La ministre déléguée auprès de Laurent Nuñez a du mal à se faire connaître auprès du grand public. Elle a aussi bien des difficultés à gérer son propre cabinet.
"Ces refus sont courants dans les ministères régaliens"
Selon les informations d'Europe 1, un très proche collaborateur a dû présenter au début du mois sa démission. Ce conseiller visait le poste de directeur adjoint du cabinet. Un emploi qui nécessite un certain nombre d'habilitations au secret. Les services de renseignements ont alors enquêté.
Plusieurs éléments troublants sont apparus dans le criblage de cet employé. D'abord, il aurait poussé la ministre à tenir des discours laissant entendre que l'État serait islamophobe. Ensuite, dans son entourage, la direction générale de la sécurité intérieure a décelé des fragilités.
Un environnement connecté à la criminalité organisée. Il a alors été décidé de le sortir, rapporte une source proche de l'affaire. Contacté par Europe 1, l'intéressé dément totalement les raisons de ce refus d'habilitation.
"Ces refus sont courants dans les ministères régaliens. J'ai toujours combattu la radicalisation", explique-t-il. Marie-Pierre Vedrenne n'a pas répondu aux sollicitations d'Europe 1, tout comme le cabinet de Laurent Nuñez.