Le président des Républicains et candidat à l'élection présidentielle Bruno Retailleau était l'invité de La Grande interview Europe 1-CNews ce jeudi matin. Au micro de Laurence Ferrari, le sénateur assure que "la relation avec le régime Algérien sera toujours toxique".
Après la fermeté, place au dialogue. Le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez est en Algérie pour tenter de rétablir les liens diplomatiques avec Alger, alors que les relations sont au plus bas entre les deux pays depuis la reconnaissance de l'appartenance du Sarah occidental au Maroc par Paris.
Invité ce jeudi matin, l'ancien ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau, qui avait prôné la fermeté face au régime algérien, estime que "la relation sera toujours toxique".
"Il y aura des hauts et des bas"
"Ma méthode a fonctionné. Fallait-il, devant un régime algérien dictatorial qui est corrompu, accepter les barbouzeries ? Fallait-il accepter la tentative d'attentat des services algériens contre un opposant algérien sur notre sol ? Fallait-il accepter de ne rien dire alors qu'à l'époque, il y avait encore Boualem Sansal qui était retenu derrière les barreaux et c'est le cas toujours pour Christophe Gleizes", se demande-t-il.
"Avec le régime algérien, la relation sera toujours toxique. Parce qu'ils utilisent la France comme un bouc-émissaire de tous leurs échecs au niveau interne. Il y aura des hauts et des bas", mais rien ne changera fondamentalement, estime le sénateur républicain.
Bruno Retailleau appelle à "revenir sur les accords de 1968 qui sont très avantageux pour l'Algérie, et il faut surtout lier le nombre de visa au nombre d'OQTF qui sont repris", afin que la France soit respectée.