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En directMort de Quentin : «Pas d'interpellation à ce stade» de l'enquête, précise le procureur

Le procureur de Lyon, Thierry Dran, a tenu une conférence de presse ce lundi. [OLIVIER CHASSIGNOLE / AFP]
Après la mort de Quentin, étudiant de 23 ans agressé en marge d’une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon, l’enquête s’accélère. Le procureur, Thierry Dran, s'est exprimé lors d’une conférence de presse ce lundi et a indiqué qu'une enquête pour "homicide volontaire" était ouverte. En revanche, il a précisé qu'aucune interpellation n'a pour l'instant eu lieu.
Mort de Quentin : enquête ouverte pour "homicide volontaire"

«Une enquête criminelle des chefs d’homicide volontaire et une enquête délictuelle pour violences aggravées par trois circonstances (réunion, masqué et porteur d’arme) et pour association de malfaiteurs en vue de commettre un délit puni de cinq ans d’emprisonnement sont ouvertes», a indiqué Thierry Dran.

Elles ont été confiées "au service de police de Lyon de la division criminelle territoriale."

Mort de Quentin : pas d’interpellation à ce stade, indique le procureur

Lors de la conférence de presse, le procureur de Lyon a précisé qu'une quinzaine de témoins ont été auditionnés dans le cadre de l'enquête, précisant que les vidéos "qui ont pu être récupérées" sont en cours d'analyse.

"L’enquête cherche à identifier l'ensemble des auteurs directs de ces faits", a ajouté Thierry Dran face aux journalistes. Il a indiqué qu'aucune interpellation n’a pour l’instant eu lieu.

"S’agissant de faits de nature criminelle, la loi impose l’ouverture d’une information judiciaire devant des juges d’instruction", a conclu le procureur.

Le jeune Quentin a été frappé par au "moins six individus"

Le militant nationaliste Quentin, décédé samedi, a été jeté au sol et frappé par "au moins six individus" masqués et cagoulés, jeudi vers 18 h, en marge d'une conférence de l'eurodéputée Rima Hassan à Lyon, a précisé lundi le procureur de Lyon.

Lorsqu’il a été pris en charge par les secours, le jeune homme "présentait essentiellement des lésions à la tête", dont "un traumatisme crânio-encéphalique majeur", "au-delà de toute ressource thérapeutique et mortel à brève échéance", a ajouté Thierry Dran lors de sa conférence de presse.

Le récit des faits présenté par le procureur

Jeudi, vers 17H30, en marge d'une conférence de l'eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon, sept femmes militantes du collectif identitaire Némésis ont déployé une banderole pour dénoncer sa présence, selon le récit du magistrat.

Elles avaient "demandé à un certain nombre de leurs amis de venir les aider en cas de violence. Néanmoins, ces derniers restaient à l'écart" quand elles ont été agressées par plusieurs individus, a-t-il rapporté.

Deux d'entre elles disent avoir été étranglée pour l'une, jetée au sol pour l'autre, et ont des ITT de deux et cinq jours, selon lui.

C'est un peu plus tard, vers 18H00, que les jeunes hommes chargés d'aider Némésis "ont été pris à partie par un groupe d'une vingtaines d'individus masqués et cagoulés". La plupart d'entre eux ont réussi à s'enfuir mais trois, dont Quentin Deranque, ont été isolés.

Thierry Dran, procureur de Lyon, tiendra une conférence de presse à 16h00

Le procureur de Lyon doit préciser lundi après-midi les circonstances de l’agression mortelle du militant nationaliste Quentin. Le gouvernement accuse déjà le mouvement d’extrême gauche La Jeune Garde, proche de La France Insoumise.

Thierry Dran tiendra une conférence de presse à 16h00 pour faire le point sur l’enquête ouverte pour "coups mortels aggravés et violences aggravées". Selon le parquet, la police dispose de "plusieurs témoignages significatifs", mais les "auteurs directs des violences" restent à identifier.