Six personnes ont été interpellées mardi à Mayotte et dans l’Allier dans une enquête sur un réseau de trafic d’insecticides, d’herbicides et de médicaments illégaux, a annoncé vendredi la gendarmerie nationale. L’enquête fait suite à la saisie d’une importante cargaison de produits interdits sur le port de Longoni en novembre 2024.
Mardi, six personnes ont été interpellées à Mayotte et dans l’Allier dans le cadre du démantèlement d’un réseau de trafic d’insecticides, d’herbicides et de médicaments illégaux. L’opération s’inscrit dans une enquête menée par le détachement de l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique de La Réunion, après la découverte d’une cargaison de produits phytopharmaceutiques au port de Longoni, à Mayotte, en novembre 2024.
Des produits interdits et des risques sanitaires élevés
Les médicaments saisis étaient classés sur les listes I et II, ce qui signifie qu’ils sont soumis à prescription obligatoire, tandis que les produits phytosanitaires étaient interdits en France. "Particulièrement nocifs pour la santé et l'environnement, ces produits étaient vendus dans des commerces de proximité en dehors de tout contrôle", indique la gendarmerie, ajoutant qu’ils exposaient les consommateurs à "un risque sanitaire élevé" en raison de leur usage et de leur diffusion sans encadrement.
Les produits incriminés provenaient de Tanzanie, de Chine et de Dubaï. Cinq arrestations ont été réalisées à Mayotte et une dans l’Allier. Lors des opérations, près de 105.000 euros ont été saisis, dont près de la moitié en numéraire, selon la gendarmerie. Les enquêteurs poursuivent leurs investigations afin de déterminer l’ampleur exacte du réseau et les responsabilités individuelles.
Des peines encourues pouvant atteindre dix ans de prison
Interrogé sur l’issue des gardes à vue, le parquet n’a pas répondu aux sollicitations. Selon la gendarmerie, les mis en cause encourent jusqu’à sept ans d’emprisonnement et 750.000 euros d’amende pour les infractions liées au trafic. En cas de blanchiment d’argent, les peines peuvent atteindre dix ans d’emprisonnement et 7,5 millions d’euros d’amende, précise le communiqué.