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Lire l’heure sur une horloge, une tâche de plus en plus difficile pour certains jeunes

[Kaifer Peinemann / Connect Images / Connect Images via AFP]

Combien de quart d’heure dans une heure ? C’est une question simple à laquelle de moins en moins de jeunes sont capables de répondre. Déchiffrer les aiguilles d’une horloge est pourtant enseigné à l’école primaire. Mais avec les smartphones et montres connectées, plus besoin de savoir lire l’heure. Conséquence : c’est un savoir en voie de disparition parmi la jeune génération.

Pour la plupart de ces collégiens dans le 15e arrondissement de Paris, la question ne se pose même pas : ils savent lire l’heure. Mais mis en condition face à une montre, ils sont un peu déboussolés. "Alors euh… Il est midi euh… Oh la la, le calcul, ah oui 45, à peu près, il doit être à peu près 11h44", balbutie Sofia, élève en classe de 6ème en tentant de lire l’heure sur une montre.

Pas facile de faire la différence entre la petite et la grande aiguille. Et quand sur le cadran, il n’y a même plus de chiffre, mais seulement des traits, ça n’arrange rien. "En gros j’arrive à lire quand il y a les chiffres autour, mais sans chiffre, non je n’y arrive pas", soupire Rayan, 11 ans.

Alors certains préfèrent s’équiper d’une montre numérique, comme Sofia. "Sur ma montre il y a écrit le temps comme sur un réveil en fait, je trouve ça plus simple", explique la collégienne.

"C’est beaucoup moins intuitif de lire sur une horloge"

Un phénomène qui touche aussi les plus âgés. Inès, 17 ans, est élève en classe de première dans un lycée parisien. Elle peine à déchiffrer l’heure sur un cadran et préfère regarder son téléphone ou une montre numérique. "C’est forcément plus rapide de regarder sur le téléphone et c’est beaucoup moins intuitif de lire sur une horloge, là par exemple j’ai été obligée de restituer les nombres où ils étaient avant de pouvoir lire", s’exclame la jeune fille.

Pourtant elle l’assure : elle a appris à lire l’heure plus jeune. "En primaire, on nous a appris à lire sur des horloges, on avait même des contrôles, poursuit Inès, mais comme on n’a pas continué à utiliser ce type d’horloge, on perd l’habitude."

La lycéenne pointe du doigt l’absence d’horloge dans l’espace public et dans les salles de cours. Pour les épreuves du baccalauréat, Inès ne se prendra pas la tête. Elle apportera un mini réveil numérique.