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Affaire Esptein : bientôt une enquête sur le volet parisien du scandale ?

[© Handout / US DEPARTMENT OF JUSTICE / AFP]

L'affaire Epstein continue de produire ses effets. Ghislaine Maxwell doit être entendue par le Congrès américain, tandis qu'en France, les victimes réclament la relance de l’enquête de 2019. La publication massive de documents aux États-Unis pourrait raviver le volet français du dossier.

L'onde de choc de l'affaire Epstein se poursuit. Ghislaine Maxwell, ancienne compagne et proche collaboratrice du financier américain, doit être entendue ce jour par le Congrès des États-Unis. Selon plusieurs sources américaines, elle devrait toutefois faire valoir son droit au silence.

En France, le Parquet national financier a ouvert une enquête visant une société offshore fondée par la fille de Jack Lang et Jeffrey Epstein. À ce stade, aucune procédure n'a été relancée sur le plan des crimes sexuels, une situation dénoncée par les victimes.

Les victimes réclament la réouverture du dossier

L'ONG Innocence en danger demande la réouverture de l'enquête française de 2019. Celle-ci n'avait débouché sur aucune poursuite, les investigations s’étant arrêtées après le suicide en détention de Jean-Luc Brunel, ancien associé d'Epstein et dirigeant d’une agence de mannequins.

L’adresse parisienne au cœur des soupçons

La récente publication par la justice américaine de près de trois millions de documents pourrait relancer les investigations. Les regards se tournent notamment vers une adresse parisienne, le 22 avenue Foch, un appartement de luxe occupé une grande partie de l'année par Jeffrey Epstein. Selon les avocats des victimes, "des éléments suggèrent l'existence d'un volet français qui mérite un examen approfondi".

Les avocats demandent également que la justice communique publiquement sur les suites données à la perquisition menée en 2019. À l'époque, plusieurs éléments jugés troublants auraient été découverts, dont des photographies de femmes, souvent très jeunes et nues, accrochées aux murs de l'appartement.

Un possible réseau transnational

L’ONG s'interroge désormais sur l'ampleur du réseau. Les procédures américaines ont mis en lumière un système transnational d'exploitation sexuelle de mineurs. Certaines victimes ont-elles transité par la France ? Des personnalités françaises ont-elles été impliquées ? Autant de questions qui restent sans réponse.

Sollicité par Europe 1, le parquet de Paris n'a pas, à cette heure, indiqué s'il envisageait l'ouverture d'une nouvelle enquête sur ce volet criminel.