Interrogé sur la défense et la sécurité nationale dans Le Grand Rendez-vous ce dimanche matin, Thibault de Montbria estime que l'Algérie est une menace "dont on ne parle pas assez".
Invité du Grand-Rendez-vous Europe 1, CNews, Les Echos ce dimanche 8 février, Thibault de Montbrial, auteur de France : le choc ou la chute aux éditions de l'Observatoire, est revenu sur les nouvelles menaces géostratégiques qui pèsent sur la France.
Hostilité russe, désengagement des États-Unis : "les deux sont un peu liés", estime le président du Centre de Réflexion sur la Sécurité Intérieure. Il y a aussi "une menace dont on ne parle pas assez, c’est la menace algérienne", alerte-t-il.
"C'est le pays qui est le plus lancé dans des œuvres de déstabilisation en France"
"Je pense qu'il y a une problématique russe. Il ne faut jamais oublier que plus tard, la Russie sera toujours là et qu'il faudra lui parler. Mais on lui parlera d'autant plus qu'on sera fort. La Russie est dans une logique prédatrice et les prédateurs respectent l'effort", souligne Thibault de Montbrial.
Mais selon lui, il y a une menace qu'il ne faut pas négliger : "La menace algérienne est un énorme sujet au sein des services de renseignement et au sein des armées", fait-il savoir. Influenceurs, réseaux diplomatiques... "C'est le pays qui est le plus lancé dans des œuvres de déstabilisation en France", explique-t-il.
Menace islamiste
Par ailleurs, il met en garde contre le réseau des gardiens de la révolution en Iran. "Si jamais il devait y avoir une guerre au Moyen-Orient, il est tout à fait possible que nous en subissions quelques effets néfastes sur notre territoire en Europe", insiste-t-il. De ce point de vue, la question islamiste est centrale, "d'autant qu'elle est déjà présente sur le territoire".
"S'il devait y avoir une complication des relations internationales avec des tensions de plus en plus élevées, il est absolument certain que nos ennemis utiliseraient ces failles et ces faiblesses françaises et manipuleraient les masses islamistes qui, en France, sont dans cette logique de déstabilisation", insiste-t-il, rappelant de faire "attention à l'Algérie, parce que l'Algérie, c'est lié à l'islam".