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JO d'hiver 2026 : pourquoi l'éparpillement des sites de Milan-Cortina fait polémique

JO de Milan-Cortina. [CROSNIER Julien / KMSP / KMSP via AFP]

Répartis sur sept grands sites, les Jeux olympiques d'hiver de Milan-Cortina seront "les Jeux les plus diffus de l'histoire", selon les organisateurs. Alors que l'événement sportif mondial débute officiellement ce vendredi avec la cérémonie d'ouverture, certains pointent du doigt un éparpillement trop important des lieux des compétitions.

Ce seront "les Jeux les plus diffus de l'histoire" : les JO d'hiver 2026 de Milan-Cortina démarrent officiellement ce vendredi 6 février avec la cérémonie d'ouverture au stade San Siro de Milan.

La carte des sept grands sites des JO d'hiver 2026

Les organisateurs ont mis en avant la répartition des sites qui accueilleront les épreuves et les cérémonies, avec sept grands lieux préalablement choisis (Milan, Cortina d'Ampezzo, Bormio, Livigno, Anterselva, Val di Fiemme (Tesero et Predazzo) et Vérone), visibles sur la carte ci-dessous.

Chacun de ces sites accueille une ou plusieurs disciplines, à l'exception de Vérone qui sera le théâtre de la cérémonie de clôture dans ses arènes romaines. Les villes de Milan et de Cortina d'Ampezzo recevront le plus d'événements, d'où la dénomination de ces JO d'hiver. Au total, ils occuperont 22.000 km2 de surface.

Plus de 400 km de distance entre Milan et Cortina

Les organisateurs s'enorgueillissent de la répartition des sites, qui met en avant la richesse du territoire en termes d'infrastructures sportives. D'autres, au contraire, la pointent du doigt.

Des experts soulignent que l'esprit des Jeux olympiques est de rassembler un maximum de disciplines au même endroit, ce qui est tout l'inverse cette année. Ainsi, les villes de Milan et de Cortina sont distantes d'un peu plus de 400 km. Un constat semblable avait déjà été observé aux précédents JO d'hiver, à Pékin, en 2022.

Un impact environnemental

Multiplier les sites de compétition maximise également l'impact environnemental des Jeux. Si le comité d'organisation met en exergue l'utilisation de sites déjà existants, ces différents lieux de compétition demandent néanmoins aux organisateurs une utilisation accrue des ressources en eau, et la construction des infrastructures nécessaires au fonctionnement des enneigeurs telles que les retenues collinaires ou les conduites forcées pour capter l'eau.

Certains se désolent donc d'un tel éparpillement des sites, mais l'édition 2030 dans les Alpes françaises ne devrait pas faire exception. Ces Jeux se dérouleront dans quatre grands pôles différents, répartis entre la Savoie, la Haute-Savoie, Nice et Briançon.