L’agression au couteau d’une professeure dans un collège du Var relance le débat sur l’insécurité et la violence en France. Alors que les chiffres sont en hausse en 2025, l’opposition dénonce l’inaction du gouvernement, qui défend sa stratégie et ses projets de loi.
Alors que les refus d’obtempérer et les violences physiques sont en nette augmentation en 2025, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur, une professeure a été poignardée dans un collège du Var mardi. Face à cela, quelle réponse politique apporter ? Accaparé depuis plusieurs mois par le budget, le gouvernement tente toujours de trouver une riposte à l’insécurité.
"Notre pays n’est pas devenu un coupe-gorge à ciel ouvert"
Interpellée mardi à l’Assemblée sur l’augmentation des tentatives d’homicide, la ministre déléguée auprès du ministre de l’Intérieur, Marie-Pierre Vedrenne, répondait ceci : "Non, nous ne sommes pas dans la France d’Orange mécanique et notre pays n’est pas devenu un coupe-gorge à ciel ouvert. Il faut prendre garde à la manière dont certains ici présentent notre pays", a-t-elle clamé.
C’était à peine quelques heures avant que la professeure de collège ne subisse une tentative de meurtre à Sanary-sur-Mer, de quoi susciter les critiques de la droite sur une forme d’aveuglement du gouvernement, lequel préfère mettre en avant, pour l’instant, la baisse des cambriolages ou des vols de voitures.
"Une réponse insatisfaisante"
Gérald Darmanin a bien prévu deux projets de loi pour notamment diminuer les délais de la procédure judiciaire. Une réponse qui ne résoudra pas tout, mais qui va dans le bon sens, selon Maud Bregeon.
"C’est une réponse qui est nécessairement, et je pense particulièrement à la victime, à sa famille et à ses proches, insatisfaisante lorsqu’on la prononce deux jours après un tel drame. Mais c’est bien le sens des moyens supplémentaires qui ont été accordés à la justice pour recruter davantage de professionnels et permettre à ce temps judiciaire d’être plus rapide", note la porte-parole du gouvernement.
Une réponse qui ne devrait toutefois pas suffire à calmer les critiques de l’opposition sur le bilan sécuritaire du gouvernement.