À l’occasion de leur passage dans "Culture Médias", Philippe Lacheau et Élodie Fontan ont replongé dans les souvenirs du tournage de "Marsupilami". Le réalisateur y a notamment évoqué une collaboration qui l’a profondément marqué : celle avec Jamel Debbouze, dont la bienveillance et l’énergie rayonnante lui ont valu un surnom devenu emblématique, "le soleil".
Houba Houba ! Invités ce lundi dans l’émission Culture Médias, Philippe Lacheau et Élodie Fontan sont revenus avec enthousiasme sur les coulisses du tournage de Marsupilami. L’occasion pour le réalisateur et comédien de livrer une anecdote touchante et admirative sur sa rencontre avec Jamel Debbouze, qui a profondément marqué l’équipe du film, tant sur le plan humain qu’artistique.
Passer après Alain Chabat, auteur de la première adaptation cinématographique du célèbre personnage de Franquin, n’était pas une mince affaire. Philippe Lacheau l’assume sans détour : "Alain Chabat avait fait la première version, donc ça met énormément de pression de passer après lui". Conscient de l’héritage laissé par son prédécesseur, le réalisateur explique avoir fait un choix clair : ne pas chercher à copier, mais à proposer une relecture personnelle. "On s’est dit : on va faire notre version à nous, on essaie de s’en détacher au maximum pour proposer ce qu’on sait faire et essayer de le faire au mieux", a-t-il expliqué.
Une rencontre "assez exceptionnelle"
Mais l’un des moments forts évoqués durant l’émission reste sans conteste l’arrivée de Jamel Debbouze sur le projet. Une rencontre longtemps espérée par Philippe Lacheau, qui confie avoir parfois été déçu par certaines figures qu’il admirait. Avec Jamel, ce fut tout l’inverse. "C’était une rencontre assez exceptionnelle, humaine et artistique. Ça faisait très longtemps qu’on rêvait de travailler avec lui. Des fois, tu peux être déçu par les gens que t’admires… et là, c’était tout l’inverse", a-t-il confié.
Sur le tournage, Jamel Debbouze impressionne par sa générosité, son énergie et son professionnalisme. "Une générosité incroyable, travailleur comme j’ai rarement vu", souligne Philippe Lacheau, avant de révéler une anecdote devenue emblématique. "Son surnom, c’était "le soleil" sur le tournage", a-t-il partagé. Un qualificatif qui résume parfaitement l’aura du comédien, capable d’illuminer une équipe de tournage entière par sa présence.
Un marsupilami presque réel
La magie opère aussi grâce à la performance technique autour du Marsupilami, personnage iconique et central du film. "Quand t’es face à lui, tu as vraiment l’impression qu’il est vivant. Il avait 26 moteurs juste dans le visage", raconte Philippe Lacheau, admiratif. Cette prouesse permet aux acteurs de créer une véritable complicité avec le personnage, renforçant l’émotion et la crédibilité à l’écran. "Le fait qu’il soit aussi réel, il s’est vraiment passé quelque chose de magique", a-t-il raconté. Le fait de pouvoir interagir physiquement avec le Marsupilami, le prendre dans les bras, croiser son regard, a été déterminant, y compris pour les acteurs adultes.
Philippe Lacheau en profite également pour rappeler sa vision de la comédie. "Le rire vient souvent de la surprise", a-t-il formulé. Une approche largement inspirée des comédies américaines de son enfance, ces films capables de provoquer de véritables explosions de rire en salle en osant franchir certaines limites.
Enfin, Marsupilami se distingue par un objectif clair : rassembler toutes les générations. "C’était important pour nous que le film soit accessible aux enfants et que les parents passent un bon moment aussi", conclut-il. Un pari ambitieux, porté par une équipe soudée et, selon ses mots, éclairée par un "soleil" nommé Jamel Debbouze.