Le chanteur Bénabar a vivement critiqué France Inter, accusant la radio publique de jouer un rôle de censeur culturel, lors d’une récente interview. Ses déclarations interviennent alors que la radio du service public est de nouveau visée par une polémique, après la diffusion d’une chronique humoristique largement contestée sur les réseaux sociaux.
Un artiste populaire qui s’en prend frontalement au service public. La semaine dernière, le chanteur Bénabar a vivement critiqué France Inter et, plus largement, certains médias culturels, lors de son passage dans l’émission "Le Figaro la nuit". "Télérama, France Inter, ce sont des censeurs", a déclaré le chanteur. "Il faut éviter les gens qui décident ce qui est bien, ce qui n’est pas bien. Parce que c’est ça la censure en fait. Alors que la chanson populaire, c’est justement le public qui décide", a-t-il poursuivi. Bénabar dénonce également une ligne éditoriale prescriptive, estimant que certaines radios publiques orientent les goûts des auditeurs au détriment d’une diversité musicale plus large.
"Cela pose un problème"
Selon lui, cette situation aurait des conséquences concrètes. "Il y a trois quarts des artistes français qui ne renvoient même pas leur disque à France Inter. Et c’est le service public, donc ça pose un problème", a-t-il ajouté, pointant une contradiction entre la mission de service public et les choix de programmation.
Ces déclarations interviennent dans un contexte déjà tendu pour la radio. Ce week-end, France Inter s’est retrouvée au cœur d’une nouvelle polémique après la diffusion d’une chronique humoristique jugée choquante par une partie des auditeurs. Lors de cette séquence, une humoriste, vêtue d’un costume d’époque, a improvisé une chanson évoquant la mort de Jordan Bardella et Marion Maréchal, qui auraient été emportés par une variole mortelle.
La chronique a suscité de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux, certains internautes dénonçant des propos qu’ils jugent excessifs ou déplacés. Plusieurs se sont interrogés sur une éventuelle intervention de l’Arcom, le régulateur de l’audiovisuel, pour examiner cette séquence au regard des règles encadrant l’expression à l’antenne. À ce stade, ni France Inter ni l’Arcom n’ont officiellement réagi.