L'écrivain franco-algérien Boualem Sansal a été élu à l'Académie française dès le premier tour de scrutin ce jeudi. Jean-Marie Rouart, académicien, revient sur cette élection et sa temporalité, trois mois après sa libération de prison en Algérie. Selon lui, "il n'avait pas envie d'être élu comme otage, mais comme écrivain".
Boualem Sansal fait une entrée remarquée à l'Académie française. L'écrivain franco-algérien, libéré de prison en Algérie en novembre dernier après un an de détention, a été élu dès le premier tour de scrutin ce jeudi. Dans l'émission Pascal Praud et vous, l'académicien Jean-Marie Rouart revient sur cette nomination.
Le romancier souligne qu'il était favorable, comme certains de ses collègues, à sa nomination lorsqu'il était encore otage d'Alger, et explique pourquoi il a changé d'avis. "Boualem Sansal lui-même dirait qu'il ne voulait pas, parce qu'il n'avait pas envie d'être élu comme otage, il avait envie d'être élu comme écrivain", justifie Jean-Marie Rouart sur Europe 1.