Depuis mercredi, policiers et gendarmes multiplient les contrôles visant les consommateurs de drogues dans 23 villes du département. Une opération d’ampleur destinée à responsabiliser les clients des trafiquants, malgré un faible taux de recouvrement des amendes.
Dans les Bouches-du-Rhône, une grande opération de contrôles visant les clients des trafiquants de stupéfiants est lancée. Une première vague se déroule depuis ce mercredi jusqu'à samedi : 159 points de contrôle, dans 23 villes du département, mobilisent 1.200 policiers et gendarmes.
Les clients sont pleinement responsables et les autorités tiennent à le leur faire savoir. À la descente du tramway, en haut de la Canebière, les palpations se multiplient. Des contrôles qui peuvent rapidement se tendre.
"Parfois, ils ne veulent pas se laisser contrôler, surtout quand ils savent qu'ils vont faire l'objet d'une amende forfaitaire. Ils se mettent à crier et à provoquer", témoigne ce brigadier-chef.
Plusieurs dizaines de contraventions sont dressées assez rapidement, malgré les cachettes utilisées par les consommateurs, constate le gardien de la paix Paul : "Ils sont inventifs, ils le mettent partout en fait, même jusque dans les chaussettes, dans le caleçon, percer un trou dans la doublure de la doudoune pour le mettre dans le dos."
Une présence policière vite signalée sur les réseaux sociaux
Mais très vite, la présence des policiers est repérée : "Là, plus le temps passe, plus les trams arrivent et moins il y a de monde dedans", constate l'agent de police. "Dès la minute où les contrôles débutent, tout le monde sait qu'on est là. Le premier qui se fait contrôler l'annonce sur le groupe : Facebook, WhatsApp, Telegram."
Ces opérations vont s'intensifier cette année, prévient la préfète de police Corinne Simon : "À partir du moment où vous achetez des produits stupéfiants, vous participez au trafic de stupéfiants, qu'on le veuille ou non. Que les gens ne soient pas étonnés de voir des contrôles régulièrement."
Avec un bémol, elle le concède : le taux de recouvrement de ces amendes reste faible.