Ce mardi en Suisse, lors du Forum économique mondial de Davos, Emmanuel Macron a dénoncé une "concurrence" américaine qui vise à "affaiblir et subordonner l'Europe". Le président français s'est exprimé en réponse aux menaces de surtaxes douanières de Donald Trump.
Une guerre commerciale se profile-t-elle entre l'UE et les Etats-Unis ? Lors du Forum économique mondial de Davos, en Suisse, Emmanuel Macron a adressé une réponse aux menaces de surtaxes douanières de Donald Trump. L'Europe dispose d'outils "très puissants" en matière commerciale, et doit les "utiliser" quand elle "n'est pas respectée", a affirmé le président français.
Le président américain martèle sa volonté de s'emparer du Groenland, au prix de menaces de taxes douanières accrues contre les Etats européens qui s'y opposent, voire par la force.
Face à cela, le chef d'Etat français a dénoncé une "concurrence des Etats-Unis d'Amérique" à travers une politique commerciale qui "exige des concessions maximales et vise ouvertement à affaiblir et subordonner l'Europe". Emmanuel Macron a pointé une situation "folle" où l'Union européenne pourrait avoir à utiliser l'arme anti-coercition "pour la première fois" contre les Etats-Unis. Cette dernière est considérée comme un "bazooka" en cas de guerre commerciale.
"Le respect plutôt que les brutes"
Le président français a notamment assuré préférer "le respect plutôt que les brutes", et "l'état de droit plutôt que la brutalité". "La France et l'Europe sont attachées à la souveraineté nationale et à l'indépendance, et aux Nations unies et à leur charte", a aussi souligné le chef de l'Etat alors que son homologue américain veut créer un nouveau "Conseil de paix" mondial totalement à sa main.
Emmanuel Macron souhaite refaire du G7, que la France préside cette année, un "forum pour un dialogue franc" et pour des "solutions collectives et coopératives". En revanche, il a déclaré qu'aucune "réunion" du G7 n'était prévue jeudi à Paris, un rendez-vous qu'il avait initialement proposé à Donald Trump, dans un SMS rendu public par ce dernier, pour tenter d'aplanir les contentieux transatlantiques qui ne cessent de s'accumuler.
"N'acceptons pas un ordre mondial qui serait décidé par ceux qui prétendent avoir la voix la plus forte, ou le bâton le plus fort", a martelé le président français qui s'exprimait en anglais, arborant des lunettes de soleil en raison d'un problème oculaire.