L'ambassadeur iranien en France a été convoqué ce mardi par le ministère des Affaires étrangères, a annoncé le ministre Jean-Noël Barrot à l'Assemblée nationale. Paris veut dénoncer la "violence d'État qui s'est abattue aveuglément sur les manifestants pacifiques".
"Nous ne nous arrêterons pas là : il ne saurait y avoir aucune impunité pour ceux qui tournent leurs fusils contre des manifestants pacifiques", a ajouté le chef de la diplomatie française. Jean-Noël Barrot a fait référence aux sanctions "rapides" contre Téhéran promises par Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne. Le Royaume-Uni a également convoqué l'ambassadeur d'Iran à Londres sur ces répressions.
A l'issue des manifestations qui avaient suivi la mort en septembre 2022 de la jeune Kurde Mahsa Amini et elles aussi durement réprimées, l'Union européenne avait imposé des sanctions contre des responsables de la répression. Ursula von der Leyen "va proposer un certain nombre de désignations nouvelles ciblant les auteurs qui ont tourné leurs armes contre des civils innocents", a rappelé Jean-Noël Barrot. L'ONG Iran Human Rights (IHR), basée en Norvège, a déclaré lundi avoir confirmation de la mort de 648 manifestants et d'environ 10.000 arrestations depuis le début du mouvement.