C'est une hémorragie inquiétante pour le service francilien de vélos en libre-service. Selon l'Agemob, l'organisme public responsable du fonctionnement des Vélibs, 640 vélos disparaissent chaque semaine dans la capitale depuis un mois. C'est un nombre trois fois plus élevé que la moyenne habituelle.
Une quinzaine de personnes embauchées
La faute à une hausse des actes de vandalisme, car certaines personnes mal intentionnées secouent les Vélibs jusqu'à ce qu'ils se décrochent de leurs bornes pour les utiliser sans payer.
Au bout de 24 heures, les vélos se bloquent automatiquement et les fraudeurs les abandonnent alors en chemin. Problème, les engins ne sont pas équipés de puce GPS et sont donc impossibles à localiser.
Résultat, sur les 20.000 Vélibs censés être à disposition des usagers, il en manque près de 3.000 selon l’Agemob qui regrette de ne pas pouvoir identifier les auteurs de ces vols.
L'organisme a récemment embauché 16 employés pour tenter de retrouver ses vélos rendus inutilisables. L’Agemob appelle par ailleurs les usagers parisiens à signaler tout vélo égaré qu'ils pourraient croiser pour pouvoir les remettre en service.