Le halal de nouveau visé après le scandale sanitaire dans l'Aisne, où plusieurs dizaines de personnes ont été contaminées par la bactérie E.coli. Invité du Grand Rendez-vous Europe 1-Cnews de ce dimanche 29 juin, le député Rassemblement national du Nord Sébastien Chenu a réagi à cette affaire.
Alors que les autorités sanitaires ne savent pas encore d'où provient la bactérie, le vice-président du RN s'est opposé à une éventuelle interdiction du mode d'abattage rituel pour la nourriture halal en France.
"Je pense que chacun a le droit de pratiquer sa religion, le fait de consommer halal ne me dérange pas", a-t-il assuré.
"La question de l'hygiène se pose"
S'il admet qu'il pourrait y avoir des "techniques d'abattage" qui "pourraient être différentes", notamment par rapport à la problématique de la souffrance animale, Sébastien Chenu ne se dit "pas choqué" par la consommation d'un aliment selon un rite religieux : "Chacun en a le droit et c'est notre pays qui le permet".
Toutefois, l'élu a remis en cause la prépondérance des commerces de viande halal, notamment "dans certaines villes du Nord" appartenant à sa circonscription. "Je ne suis pas hostile à ce qu'il y ait une boucherie halal dans la ville. Mais quand il n'y a plus que des boucheries halal, cela crée un déséquilibre manifeste et probablement assez insupportable pour beaucoup", a expliqué le vice-président du Rassemblement national.
"La France est un pays qui a beaucoup assimilé, qui a accueilli, qui a beaucoup toléré et puis, à un moment, vous vous rendez compte que la porte a été ouverte et n'a jamais été refermée. Je pense que nos compatriotes de confession musulmane ont ce droit, il faut leur garantir. Mais il y a d'autres questions qui se posent, surtout celle de l'hygiène sur laquelle il faut se pencher manifestement", a-t-il détaillé.
Le scandale sanitaire dans l'Aisne a provoqué la mort d'une fillette de 11 ans, 26 enfants ont été contaminés par la bactérie.