Les faits se déroulent à la Maison d'Arrêt de Valence. Un agent pénitentiaire et un auxiliaire des tâches distribuent le repas. Sans aucune raison apparente, un des pensionnaires jette de l'eau bouillante sur les deux hommes. Comme le détaille Jérémy Moncelon, secrétaire local FO Justice au centre pénitentiaire de Valence.
"Au moment où ils sont arrivés à la cellule de l'individu, il a préparé de l'eau bouillante qu'il a balancée en direction du détenu et du collègue. Et donc le collègue en a eu plein sur l'avant-bras et a réussi à s'extraire, se mettre en sécurité et à appeler des renforts".
Et après cette nouvelle agression, les agents ont besoin d'être rassurés
Brûlé au second degré, l'agent est transporté aux urgences. Quant au détenu, il a été placé au quartier disciplinaire. Connu pour des troubles psychologiques, il avait été retrouvé avec un couteau artisanal dans la poche il y a quelques semaines. Et après cette nouvelle agression, les agents ont besoin d'être rassurés et demandent, par exemple, une sécurisation renforcée et des contrôles similaires à ceux d'un commissariat.
"Dans la plupart des établissements en France, on peut aller limite jusque devant la porte d'entrée sans aucun contrôle, contrairement, par exemple, à une gendarmerie ou à un commissariat, il y a un portique où on vous demande de vous présenter et après on vous ouvre la porte. Que nous, on a accès à tout le parking, à tout le domaine et après seulement, on arrive à la structure".
Une semaine après de nombreuses attaques à l'extérieur des centres pénitentiaires, les actes de délinquance se déroulent également à l'intérieur des prisons.