C'est une spectaculaire marche arrière sur les droits de douane imposés au reste du monde. Donald Trump a annoncé mercredi qu'il augmentait encore les droits de douane sur les produits venus de Chine, désormais portés à 125% mais qu'il suspendait pendant trois mois les surtaxes imposées aux autres pays.
L’Union européenne échappe donc momentanément aux 20% de droits de douane sur la quasi-totalité des biens qu’elle exporte aux États-Unis. Cependant, certaines barrières commerciales imposées par l’administration Trump restent d’actualité, à l'image de la surtaxe universelle de 10% sur les produits importés aux Etats-Unis, entrée en vigueur samedi dernier.
L'acier et l'aluminium toujours taxés
Deux autres paquets de sanctions commerciales sont toujours d'actualité. Les droits de douane de 25% sur l'acier et l'aluminium européen qui s'appliquent depuis mi-mars, ainsi que les surtaxes du même niveau sur l'ensemble des voitures importées aux États-Unis.
"Un gros soulagement pour l'Europe"
Malgré tout, la pause de 90 jours, annoncée par le président américain, est une bonne nouvelle pour l'Union européenne, souligne Éric Dor, professeur d'économie à l'IESEG. "C'est quand même un gros soulagement pour l'Europe et puisque certains pays prônent la modération et l'énième tentative de négociation, ça donne une chance à ces pays comme l'Italie de montrer concrètement ce qu'il en est. Qu'obtiennent-ils ? Est-ce que ça peut nous convenir ? Ce sera peut-être plus facile de faire le bilan après ces trois mois pour s'aligner finalement sur une position commune", glisse-t-il.
Mercredi soir, le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, a salué un début de retour à la raison économique.