La pénurie de commandes rend "aujourd'hui impossible (...) un avenir pérenne pour les activités du site de Belfort ", affirme mardi le patron d'Alstom, Henri Poupart-Lafarge, dans un message aux salariés du groupe. Alstom précise que le message diffusé mardi a été rédigé ce week-end et n'est pas une réaction aux déclarations de François Hollande .
Aucune commande depuis dix ans. "Aucune locomotive n'a été commandée depuis plus de 10 ans à Alstom en France et la production des motrices TGV, non assurée après 2018, est au rythme le plus bas de son histoire", explique Henri Poupart-Lafarge "Nous avons maintenu une production à Belfort aussi longtemps que nous l'avons pu", assure-t-il, ajoutant avoir "alerté les pouvoir publics sur cette situation depuis plusieurs mois". Le groupe a annoncé la semaine dernière son intention de transférer sa production de locomotives de Belfort à Reichshoffen (Bas-Rhin) d'ici 2018, provoquant une cascade de réactions politiques et un bras de fer avec le gouvernement .
Les salariés seront déplacés ailleurs. "Nous devons faire ce choix aujourd'hui pour préserver les emplois et la position des autres sites du groupe", affirme Henri Poupart-Lafarge, promettant que l'entreprise "mettra tout en oeuvre pour qu'il n'y ait pas de départs contraints". "Nous avons décidé d'annoncer très en amont ce projet afin de prendre le temps nécessaire à une telle réorganisation", poursuit-il, estimant qu'un regroupement des activités à Reichshoffen est "cohérent géographiquement afin d'aider la mobilité des employés"