Une porte "toujours ouverte" mais tout de suite refermée par les principaux intéressés. Mardi soir, lors d'une conférence de presse avec la cheffe du gouvernement britannique Theresa May, Emmanuel Macron a assuré que "la porte [était] toujours ouverte" pour que le Royaume-Uni reste dans l'Union européenne, "tant que la négociation du Brexit n'est pas achevée". "Une fois [ce processus] commencé, il est beaucoup plus difficile de revenir en arrière", a-t-il cependant précisé.
Des négociations dès la semaine prochaine. Mais le Royaume-Uni, qui avait organisé un référendum en juin dernier sur le Brexit, ne compte pas changer d'avis. Theresa May a assuré qu'une sortie de l'Union européenne était "maintenue" et que les négociations à ce sujet "commenceront la semaine prochaine".
Un Brexit qui traîne en longueur... L'organisation de ce Brexit est des plus compliquée depuis le vote des citoyens britanniques. D'abord, les responsables politiques pro-Brexit ont démissionné, laissant Theresa May, leader des conservateurs, reprendre la main. Cette dernière a décidé d'organiser des élections législatives anticipées pour avoir les coudées franches au sein de son Parlement. Mais ces élections ont mal tourné pour elle , privant son parti de la majorité absolue. Et ces contretemps agacent passablement les futurs ex-partenaires européens du Royaume-Uni.
...et tout le monde qui s'impatiente. Angela Merkel, comme Emmanuel Macron, ont répété qu'ils souhaitaient que les négociations démarrent le plus rapidement possible. Quant à Guy Verhofstadt, référent au Parlement européen sur le Brexit, il a appelé Theresa May à "clarifier" sa position . C'est désormais chose faite.