La France a adressé jeudi ses "chaleureuses félicitations" à Joseph Aoun, élu président du Liban après une vacance de deux ans à la tête de l'État, à un "moment historique et crucial pour l'avenir du Liban", selon le ministère des Affaires étrangères.
L'élection d'un chef de l'État contribuera à la "stabilité" du pays
"Cette élection doit maintenant être suivie de la nomination d'un gouvernement fort, en appui au président de la République, capable de rassembler les Libanais, de répondre à leurs aspirations et à leurs besoins", affirme le Quai d'Orsay dans une déclaration.
Paris appelle également "urgemment l'ensemble des responsables politiques libanais et les autorités libanaises à s'engager pour le redressement durable du pays". Le commandant en chef de l'armée libanaise, le général Joseph Aoun, a été élu dans la matinée par le Parlement, recueillant 99 voix sur 128, y compris de députés du Hezbollah pro-iranien et de son allié chiite Amal.
"Cette élection met fin à deux années de vacance présidentielle qui ont affaibli le Liban et ouvre une nouvelle page pour les Libanais", rappelle Paris, qui y voit un "motif d'espoir". L'élection d'un chef de l'État contribuera à la "stabilité" du pays et "dans l'immédiat, à la bonne mise en œuvre du cessez-le-feu conclu entre le Liban et Israël le 26 novembre 2024", ajoute la diplomatie française, rappelant que "la France est résolument engagée en ce sens, aux côtés des États-Unis et de la Force intérimaire des Nations unies au Liban".
Depuis un accord de cessez-le-feu fin novembre mettant fin à la guerre entre le puissant mouvement Hezbollah et Israël, l'armée libanaise a la tâche délicate d'assurer le respect de la trêve sous supervision d'un comité composé notamment de Paris, de Washington et de la Finul.