Les organisations syndicales ont annoncé le dépôt d'un recours en référé contre l'arrêté de la préfecture interdisant aux manifestants de défiler dans le centre-ville. Elles dénoncent une volonté de voir leurs revendications "repousser à la périphérie de la ville".
Les huit syndicats ayant appelé à manifester à Toulouse ce jeudi 5 novembre ont annoncé maintenir l'itinéraire dans le centre-ville, contre l'avis de la préfecture, qui a pris un arrêté interdisant ce tracé. "Nos revendications sont toujours les mêmes et sont plus que jamais d'actualité. C'est pourquoi, pour nos salaires, nos retraites, pour la jeunesse et les services publics, nous maintenons notre appel à manifester pacifiquement ce jeudi 5 novembre à 14 heures, place Saint-Cyprien", écrit l'intersyndicale dans un communiqué.
Les syndicats CGT, FO, CFDT, CFE-CGC, Unsa, FSU, Solidaires et CFTC annoncent également le dépôt d'un recours en référé contre l'arrêté d'interdiction pris la veille par la préfecture de Haute-Garonne.
Un parcours proposé en périphérie
Les organisateurs avaient déposé, ce lundi 2 novembre, une déclaration de manifestation entre le quartier Saint-Cyprien et les allées Jean-Jaurès, un parcours traditionnel pour les manifestations sociales de la Ville rose.
Mais la préfecture a fermement écarté l'hypothèse d'un parcours dans le centre, expliquant mardi soir dans un communiqué qu'il "ne permet[trait] pas, dans le contexte actuel de fortes tensions, de garantir que la liberté de manifester puisse être conciliée avec la sécurité des manifestants ainsi que la protection des personnes et des biens autour de l'itinéraire envisagé".
Les services de l'État ont donc proposé, en guise de tracé alternatif, une boucle autour du quartier excentré des Arènes, où des incidents sont survenus lors de récentes manifestations, mais n'approchant pas du centre historique et commerçant de Toulouse.
"Les revendications sociales ne sont pas un trouble à l'ordre public que l'on pourrait repousser à la périphérie de la ville" et "doivent pouvoir être entendues, visibles et portées au cœur de l'espace public", revendiquaient mardi les syndicats.