Invité de la matinale Europe 1-CNEWS ce mercredi 4 novembre, Franz-Olivier Giesbert est revenu sur la défaite des républicains aux élections américaines de mi-mandat. Pour l'éditorialiste, Donald Trump est sanctionné pour sa personnalité, mais aussi pour sa manière de gouverner, qu'il juge marquée par une absence de vision à long terme.
Une véritable gifle électorale pour Donald Trump. Invité de la matinale Europe 1-CNEWS ce mercredi 4 novembre, Franz-Olivier Giesbert est revenu sur les résultats des élections de mi-mandat aux États-Unis, qui ont vu les démocrates reprendre le contrôle de la Chambre des représentants et du Sénat. Un revers majeur pour le président américain, que l'éditorialiste explique notamment par sa personnalité et sa politique. Franz-Olivier Giesbert a toutefois tenu à relativiser la portée de cette défaite.
Selon lui, ces revers sont relativement fréquents dans l'histoire politique américaine, y compris pour des présidents très populaires. "Vous avez des présidents américains qui étaient extrêmement populaires, je pense à Barack Obama, Ronald Reagan, dans les années 80, qui est devenu un mythe. Ils ont perdu aussi des midterms", a-t-il rappelé.
"C'est d'abord la personnalité"
L'éditorialiste a souligné les particularités du système politique américain, où les électeurs sont régulièrement appelés aux urnes pour renouveler leurs représentants. "C'est le système de la démocratie américaine, très différent de la nôtre. Elle respire tout le temps, elle est vivante", a-t-il estimé.
Mais au-delà du fonctionnement habituel des élections de mi-mandat, Franz-Olivier Giesbert considère que Donald Trump est personnellement sanctionné par les électeurs. "Donald Trump est sanctionné pour sa politique", a-t-il affirmé au micro de Laurence Ferrari. L'éditorialiste a notamment dénoncé le narcissisme qu'il attribue au président américain, évoquant "un manque total d'empathie", "un sentiment de supériorité" et "l'impression qu'on fait des choses extraordinaires".
Franz-Olivier Giesbert a également établi un parallèle avec Emmanuel Macron, chez qui il considère retrouver certains traits similaires. "Il y a aussi un narcissisme complètement dingue. Les deux ne sont pas sans se ressembler, c'est très intéressant", a-t-il déclaré. Mais pour l'éditorialiste, le problème réside aussi dans la manière de gouverner de Donald Trump. Il lui reproche notamment son "court-termisme", estimant que le président américain privilégie les réactions immédiates au détriment d'une véritable vision politique.