Ce lundi 2 novembre, une femme de 36 ans a agressé la directrice et une enseignante d'une école proche du centre de Nice (Alpes-Maritimes). Déjà condamnée à deux reprises, notamment pour violences avec arme, elle était également fichée pour radicalisation islamiste.
La mère d'élève, qui a menacé lundi 2 novembre avec une arme la directrice et une enseignante d'une école maternelle de Nice, était en situation irrégulière depuis 2019, assignée à résidence et avait obtenu l'asile en Italie en 2022, a détaillé mardi 3 novembre Laurent Nuñez.
S'exprimant lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, le ministre de l'Intérieur a précisé qu'elle "pointait au commissariat" régulièrement et était sous le coup d'une OQTF (obligation de quitter le territoire français).
Double nationalité tunisienne et italienne
Il a qualifié l'agression de la directrice et de l'enseignante de "grave", ajoutant qu'elle était "insoutenable et intolérable dans une école de la République". Interpellée peu après les faits et placée en garde à vue, la mère de famille, âgée de 36 ans, a la double nationalité tunisienne et italienne.
Selon une source proche du dossier confirmant une information de Nice Matin, elle est fichée pour radicalisation islamiste. Elle est inscrite au fichier de suivi des signalements pour radicalisation à caractère terroriste (FSPRT), a précisé la même source.
Devant les députés, le ministre de l'Intérieur a expliqué le déroulement des faits. Il a précisé qu'elle avait pointé "une arme blanche vers une enseignante et la directrice, puis ensuite une enseignante (...) et puis une arme, heureusement factice, mais dont il a été fait un usage dont on pouvait penser que c'était une arme réelle".
Elle a fait l'objet d'une interdiction administrative de territoire depuis 2019
Laurent Nuñez a détaillé la "situation administrative" de cette femme. "Elle a fait l'objet d'une interdiction administrative de territoire depuis 2019, après avoir été reconduite en Tunisie, notamment pour des agressions" et des "propos à l'encontre de fonctionnaires de police".
"Malgré cette interdiction administrative de territoire (...) elle a de nouveau été interpellée en France en 2023. Cette mesure a été renouvelée de manière constante", a-t-il poursuivi. Le ministre a promis que "toutes les conséquences de cette situation seront tirées" et que "tout sera fait pour procéder à son éloignement".
"J'attire toutefois l'attention sur le fait qu'elle bénéficie d'un certain nombre de protections, puisqu'elle est parent d'un enfant français", a-t-il souligné. Laurent Nuñez a ajouté que le ministre de l'Éducation nationale Édouard Geffray se rendrait sur place.