Aller au contenu principal
Actuellement à l'antenne

À Rouen, «les appels au lynchage de fachos» se multiplient sur les réseaux sociaux, alerte la journaliste Aliénor de Pompignan

Des jeunes catholiques ont été frappés et traités de "fachos" par des dizaines d’individus cagoulés, samedi 31 octobre à Rouen. Invitée mardi dans "Christine Kelly et vous", la journaliste à l’origine de l’enquête publiée par "Boulevard Voltaire" dénonce une montée de la violence dans la ville depuis plusieurs semaines.

Samedi 31 octobre, une quinzaine d'amis sont pris à partie vers 23h par un groupe de jeunes, alors qu'ils se rendaient à la foire Saint-Romain, installée sur les quais de Seine. Avant d'être insultés de "fachos" ou de "sales blancs", ces jeunes, de confession catholique, chantaient notamment des chants religieux. 

Cette violente agression, révélée par le Boulevard Voltaire, survient dans un contexte extrêmement sensible dans la capitale normande. "Au-delà du fait que ça arrive très souvent le samedi soir de voir des bandes zonée en attendant la bagarre, ça fait trois semaines qu'il y a une tention qui monte à Rouen", relate dans Christine Kelly et vous ce mardi 3 novembre, Aliénor de Pompignan, la journaliste à l'origine de l'enquête. 

Elle précise que ce climat de haine a atteint son paroxysme au cours de la semaine écoulée, avec "des appels au lynchage de fachos" et des incitations aux ratonnades, émanant des cités environnantes de Rouen, qui circulent sur les réseaux sociaux, notamment Snapchat.

Pour les agresseurs, "il n’y a pas de différence" entre "fachos" et catholiques

Depuis les émeutes lycéennes, des casseurs "viennent embêter les commerçants", qui sont défendus "par des militants qui ont le courage d'aller tenir la ligne". En représailles, "on appelle à aller leur casser la figure", pointe Aliénor de Pompignan. 

Selon elle, l’agression de ces jeunes catholiques relève d’une violence gratuite : pour leurs agresseurs, "il n’y a pas de différence" entre "fachos" et catholiques. "S'ils ont des chaussures en cuir, des bérets, c'est des fachos, et de toute façon, 'on nous a dit qu'on pouvait aller casser du facho'. 'Peu importe qui se trouve sur notre route, on y va'", souligne la journaliste. 

Parmi les victimes de l'agression, Tanguy explique ce mardi au micro de Christine Kelly et vous avoir eu le sentiment que "c'était prémédité et qu'ils étaient habitués".