Le député socialiste de l'Essonne Jérôme Guedj était l'invité de La Grande interview Europe 1-CNews ce lundi matin. Au micro de Laurence Ferrari, il estime que le "gouvernement est en fin de vie" et qu'il tente de gagner du temps face aux revendications sociales.
Acte III de la mobilisation contre la vie chère, nouveaux blocages de lycées, appel à la grève générale le 5 novembre... Les mouvements sociaux se poursuivent en France, malgré des premières annonces gouvernementales sur les lycées ou encore sur l'essence, à travers la libération de stocks stratégiques pour faire baisser le prix du gazole à la pompe.
Invité ce lundi matin sur le plateau de La Grande interview Europe 1-CNews, le député socialiste Jérôme Guedj estime que "le gouvernement est en fin de vie".
"J'appelle le gouvernement à entendre les revendications"
"Notre jeunesse a raison d'être inquiète sur son insertion professionnelle, sur ses conditions d'études, plus largement, sur l'anxiété écologique et sur les mutations du monde du travail", note-t-il face à Laurence Ferrari. "Je suis le père d'un jeune qui a presque 20 ans et on mesure les inquiétudes qu'ils doivent et qu'ils ont légitimement face à un monde dans lequel les adultes ont du mal à leur apporter des réponses construites", ajoute le député.
Face aux prochaines manifestations, notamment le 5 novembre, Jérôme Guedj appelle "à ne pas bloquer l'économie". "J'appelle en revanche le gouvernement à entendre les revendications de nos concitoyens, du monde du travail, qui se dit mais le travail ne paie pas !"
"C'était le cas sur l'essence aussi. Pendant des semaines, la question du prix du carburant a inquiété nos concitoyens. Pendant notre prochaine niche socialiste, on va proposer l'encadrement du prix des marges des raffineurs car face à un problème concret, il faut apporter des réponses. Mais là, on a un gouvernement qui procrastine, qui essaye d'acheter du temps alors que les Français sont impatients", conclut-il.