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«Jusqu'à trois heures avant de pouvoir placer un pilleur en garde à vue» : Reda Belhaj raconte les failles du 17 octobre

Invité d'"Eliot Deval et vous" ce samedi 31 octobre, marqué par une nouvelle journée de mobilisation contre la vie chère, le porte-parole du syndicat policier Unité Île-de-France est revenu sur les failles du dispositif policier déployé pour contenir les émeutes du 17 octobre.

Les forces de l'ordre sont bien mieux préparées à cette nouvelle journée de mobilisation, a assuré Reda Belhaj, porte-parole du syndicat policier Unité Île-de-France, dans Eliot Deval et vous ce samedi 31 octobre, à quelques heures du départ des premiers cortèges.

À Paris, "un système de fourgons-feu", est mis en place, pour fournir des munitions en continu. "On pourra riposter et protéger plus facilement les commerces, si c'est nécessaire", s'est-il réjouit. 

Pour les forces de l’ordre, il s’agit d’éviter un nouveau 17 octobre, jour de chaos dont le syndicaliste impute la cause à un manque de préparation logistique. "On était tellement pas prêts qu'on se retrouvait avec 3-4 pilleurs et on attendait 2 à 3 heures", avant de pouvoir les amener en garde-à-vue, a-t-il témoigné. 

"On est dans un système social qui favorise l'impunité"

"Samedi 17 octobre, on interpellait par exemple deux individus qui faisaient un pillage et des collègues attendaient jusqu'à trois heures sur la voie publique avec le pilleur pour savoir où il devait emmener l'individu pour qu'il soit placé en garde à vue", a-t-il raconté au micro d'Eliot Deval et vous. 

S'il dénonce un manque d'anticipation du gouvernement sur les émeutes du 17 octobre, Reda Belhaj est aussi indigné par la montée des violences urbaines. Pour lui, "on vit dans un monde où on a créé l'impunité et on est dans un système social qui favorise l'impunité, des politiques qui diabolisent la police...". Cette accumulation "ça donne le 17 octobre", a-t-il estimé.