Les services de renseignement craignent de nouveaux incidents, similaires à ceux du 17 octobre dernier, à l'occasion du prochain week-end d'Halloween. Sauf que cela pourrait, cette fois, concerner également des commerces du quotidien, comme les bars-tabacs.
Après deux samedis marqués par les tensions, sur les réseaux sociaux, des appels à "la purge" se multiplient… en référence à la série éponyme dans laquelle, une nuit par an, il est permis de commettre sans poursuite pénale des crimes et des délits.
"Le moteur des pilleurs, c’est l’argent facile"
Les pilleurs du 17 octobre pourraient ainsi être tentés de remplir à nouveau leurs stocks, eux qui écoulent principalement leur marchandise dans les quartiers, de la main à la main, sous le manteau, et bien souvent à des prix cassés.
C’est ce qu’observent depuis deux semaines les services de renseignement en Ile-de-France. "Le moteur des pilleurs, c’est l’argent facile. Ils ont besoin de revendre vite", explique un policier. "Un IPhone volé se refourgue autour de 200 euros", poursuit-il.
"Les stocks sont vides. Ils vont devoir repasser au supermarché", ironise un autre policier. D’où la crainte de nouvelles scènes de pillages dans les centres-villes, plus seulement dans les boutiques de vêtements de luxe ou de multimédia, mais aussi dans les commerces du quotidien, notamment les bars-tabacs.