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Commerces saccagés : le gouvernement annonce «jusqu'à 10.000 euros» d'aide directe

[Virginie Haffner / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Le gouvernement a également rappelé la mise en place par Bpifrance d'un prêt à taux zéro allant de 5.000 à 50.000 euros pour les commerçants touchés par des dégradations. 3.000 commerces ont été "impactés" par les violentes manifestations de ces dernières semaines.

Le ministre du Commerce Serge Papin a déclaré mercredi que les commerces "qui ont subi des dommages" lors des derniers week-ends où ont éclaté des violences urbaines pourraient bénéficier d'une aide directe allant "jusqu'à 10.000 euros".

Les entreprises éligibles sont celles de moins de 10 millions de chiffre d'affaires annuel et de moins de 50 salariés, a précisé le ministre lors d'une conférence de presse à Paris. Ce fonds avait été annoncé dans la foulée des violences mais son montant n'avait pas été précisé. Il est "destiné aux commerces qui ont subi des dommages" pour "leur permettre de redémarrer rapidement", a déclaré Serge Papin qui chiffre à "à peu près 3.000 commerces" les entreprises "impacté(e)s par les événements dont un certain nombre ont subi des dégâts".

Le "Prêt Solidarité Commerce" mis en place

En France, plus de 2.500 commerces ont été dégradés lors des violences en marge des récentes manifestations, dont 1.161 visés par des pillages, des saccages ou des incendies, indiquait mardi un bilan établi par le réseau des chambres de commerce CCI France.

Le ministre Serge Papin a également rappelé que Bpifrance avait mis en place un prêt à taux zéro (appelé "Prêt Solidarité Commerce") après les violences urbaines des 17 et 18 octobre permettant aux commerçants touchés par les dégradations de toucher jusqu'à 50.000 euros.

Ce prêt, de 5.000 à 50.000 euros, est réservé aux commerces effectivement sinistrés, et s'adresse aux entreprises individuelles, TPE et PME créées depuis plus d'un an et capables de fournir au moins douze mois de documentation comptable. Il est remboursable en 36 mois, avec un différé d'amortissement du capital de 12 mois.

Cela devrait leur permettre de "pouvoir racheter des stocks et pouvoir de nouveau faire du chiffre d'affaires", a jugé le ministre du Commerce.