Aller au contenu principal
Actuellement à l'antenne

Législatives en Israël : aucune majorité claire pour le moment, le dépouillement se poursuit

[Quentin de Groeve / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Pas de gagnant, mais deux volontaires pour diriger Israël. Le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, et son rival Gadi Eisenkot, donnés à égalité aux élections législatives mais loin de la majorité, se sont tous deux dits prêts à former un gouvernement, augurant d'intenses tractations. Au petit matin ce mercredi, le dépouillement des votes se poursuit dans l'État hébreu. 

Aucun vainqueur clair. Au lendemain des élections législatives en Israël, les premières organisées depuis le 7-Octobre, les sondages en sortie des urnes ne donnent aucun vainqueur clair pour le moment. 

Dans un premier temps, c'est d'abord le parti d'opposition centriste de Gadi Eisenkot qui était donné devant l'actuel Premier ministre Benjamin Netanyahu, avant finalement, que ce dernier ne revienne à égalité avec son adversaire. Ce dernier appelle désormais "la droite forte à s'unir", en mettant en place "un gouvernement national fort, de droite. Il est simplement interdit de mettre Israël en danger en formant un gouvernement qui dépend des partis arabes antisionistes", insiste-t-il devant la presse. 

Pour l'heure, si l'on en croit les estimations des principales chaînes de télévision, le Likoud, le parti de Benjamin Netanyahu, est légèrement en tête. Lui et les autres composants de la coalition gouvernementale font jeu égal. voire dépassent d'une courte tête leurs adversaires de ce que l'on appelle le camp du changement.

Percée des partis de la minorité arabe

Mais le Premier ministre et ses alliés ont probablement perdu la majorité qu'ils détenaient au Parlement, la Knesset. Car les partis de la minorité arabe ont réalisé une percée spectaculaire. Or, leur légitimité à intégrer une coalition gouvernementale est contestée, y compris par certains des principaux opposants à Benjamin Netanyahou.

Ces derniers pourraient en tirer profit pour se maintenir à la tête d'un gouvernement de transition avant l'organisation éventuelle de nouvelles élections dans les prochains mois.

Autre scénario, si les estimations se confirment, l'établissement d'un gouvernement minoritaire par les partis d'opposition qui serait contraint, dans ce cas, de composer avec les demandes des partis arabes, devenus incontournables.