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Manifestation du 24 octobre : à Lyon, le jeu du chat et de la souris entre policiers et manifestants

Des milliers de personnes se sont rassemblées ce samedi 24 octobre à Lyon, dans le cadre de l'Acte II contre la vie chère, malgré l'interdiction de manifestation dans la capitale des Gaules. Toute la journée, un jeu de chat et de souris s'est mis en place entre les policiers et les manifestants.

Des manifestations à travers le pays avec un seul mot d'ordre : dénoncer la coût de la vie. Ce samedi avait lieu la deuxième journée de mobilisation contre la vie chère à travers le pays. Mais après les nombreuses scènes d'émeutes aux quatre coins de la France, le dispositif de sécurité a été totalement repensé. 

Près de 70.000 policiers ont été mobilisés, épaulés par des unités d'élite comme le Raid ou la BRI. Des centaures de la gendarmerie et des canons à eau ont également été mobilisés et des manifestations interdites. 

Mais ça n'a pas été suffisant où dans certaines villes comme Lyon, des cortèges sauvages sont apparus. Près de 10.000 personnes y ont participé alors que la ville reste encore marquée par l'incendie de l'office de tourisme. 

A 14h, place Jean Macé, lycéens, étudiants, syndicalistes et salariés se rassemblent dans le calme, hors du périmètre d'interdiction préfectorale. "On est dans nos droits, on vient manifester pacifiquement, on vient soutenir les lycéens et puis en tant que personnel soignant, on vient aussi porter la voix de l'hôpital", note Garance, 25 ans, au micro d'Europe 1. 

Présence d'individus masqués

"Nos conditions de travail se dégradent", insiste-t-elle. Quelques minutes plus tard, les forces de l'ordre font usage de gaz lacrymogènes et dispersent le rassemblement non déclaré. Selon la préfecture, des préparatifs d'action violente avaient été détectés.

Le même scénario se répète tout l'après-midi. Après chaque dispersion, les manifestants se regroupent. Les forces de l'ordre interviennent à nouveau à coups de gaz lacrymogènes. En fin de journée, les charges policières se durcissent.

Des individus masqués affrontent les forces de l'ordre. Barricades érigées, conteneurs à verre incendiés, jets de mortiers d'artifices et de bouteilles en verre... Les tensions sont nombreuses. 

En revanche, de l'autre côté du Rhône, la presqu'île durement touchée par les pillages samedi dernier est cette fois restée à l'écart des affrontements grâce à un important dispositif policier déployé au niveau des ponts d'accès.