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En direct24 octobre : nouvelle journée de mobilisation sous très haute sécurité

Gilets jaunes, syndicats, lycéens et étudiants défileront samedi lors d'une nouvelle journée de mobilisation dans un contexte de très forte tension, après l'interdiction de nombreux cortèges, et sous très haute sécurité, avec 70.000 policiers et gendarmes mobilisés une semaine après des violences et pillages. Suivez notre direct.
Les commerçants vident leur boutique par crainte de nouveaux pillages

Dans de nombreuses villes comme Bordeaux, Paris ou Marseille, les commerçants, largement ciblés lors de la précédente mobilisation, vivent dans l'angoisse. Les stigmates des attaques sont encore visibles dans les centres-villes, et les images de CRS dépassés restent dans tous les esprits. Une véritable psychose gagne les commerçants.

Beaucoup décident de vider leur boutique en prévention de nouveaux heurts. C'est le choix de la sommelière Nicole Richard-Verspieren, présidente de l'association Commerces 13. "Tout ce qui est de valeur, on l'a déjà enlevé, et tout ce qui reste, on va continuer à l'enlever, il n'y aura plus rien. Après, si on est cassé, on est cassé, mais on va vider le magasin, tout est prévu", affirme-t-elle. Retrouvez notre article ici.

Plusieurs manifestations interdites

À Paris, où un seul cortège syndical a été autorisé, une polémique oppose la préfecture de police à l'intersyndicale après une modification de dernière minute du parcours par les autorités.

Le nouveau parcours de la manifestation intersyndicale, entre la Porte de Vincennes et la Porte d'Italie, alors que préfecture et intersyndicale s'étaient mises d'accord jeudi sur un cortège entre Bastille et Nation, est "impossible à sécuriser", a affirmé le co-secrétaire général de la CGT de Paris, Karl Ghazi.

Les organisateurs dénoncent un itinéraire "imposé" et ont annoncé qu'ils iront tout de même à Bastille comme initialement prévu.

Plusieurs musées parisiens, dont le Louvre et Orsay, seront fermés samedi, et le couvre-feu est reconduit dans les périmètres de la place de la République et des Halles de 23H00 à 06H00 jusqu'à lundi matin.

À Marseille, après avoir annoncé l'interdiction de tout rassemblement, la préfecture a finalement accordé une autorisation "à titre dérogatoire" à la manifestation intersyndicale.

Le couvre-feu pour les mineurs dans l'hyper-centre de la ville et certaines zones commerciales a été élargi aux majeurs pour les nuits de samedi à dimanche et de dimanche à lundi.

Les manifestations sont interdites dans une vaste partie du centre-ville de Lyon, où plus de 150 commerces ont été dégradés et l'office de tourisme incendié le 17 octobre.

Si une manifestation syndicale se tiendra à Strasbourg, des interdictions de manifester ont été prises dans de nombreuses villes dont Nancy, Metz, Besançon, Belfort, Rouen, Le Havre, Toulon, ainsi qu'à Limoges où la mairie a été incendiée le 17.

700 mobilisations prévues à travers le pays

Les gilets jaunes prévoient plus de 700 mobilisations en France samedi, dont 500 manifestations : des actions sont prévues sur 86 ronds-points, 21 stations-service, deux dépôts pétroliers, 33 gares, trois ports, 17 ponts, 17 péages, selon une carte publiée sur leur site internet.

Le week-end dernier, 550.000 personnes avaient défilé dans le pays, selon les autorités.

Les revendications, exprimées devant les lycées et dans la rue ces dernières semaines, sont diverses mais convergent majoritairement autour du pouvoir d'achat, de la défense des services publics et de la justice fiscale et sociale.