Après les violences et les pillages survenus samedi dernier, le préfet des Pyrénées-Orientales a annoncé mercredi l'interdiction des manifestations dans l'hyper-centre de Perpignan du 22 au 25 octobre. Les effectifs des forces de l'ordre seront doublés pour la journée de samedi et un couvre-feu sera instauré pour les mineurs.
Les manifestations seront interdites dans le centre de Perpignan de jeudi à dimanche et "des consignes de très grande fermeté" ont été données à la police, dont les effectifs seront doublés pour la mobilisation de samedi, a annoncé le préfet des Pyrénées-Orientales mercredi.
"J'ai décidé d'interdire les manifestations dans l'hyper-centre de Perpignan, du 22 au 25 octobre", a assuré mercredi le préfet Pierre Regnault de la Mothe, au cours d'un point presse sur le maintien de l'ordre pour la journée du 24 octobre.
Un couvre-feu pour les mineurs et des manifestations interdites
Un couvre-feu pour les mineurs sera instauré du samedi à 19h30 au dimanche à 6h. Quant aux forces de l'ordre, leurs effectifs seront doublés par rapport à samedi dernier et des renforts de gendarmerie mobilisés, a également annoncé le préfet.
La mairie de Perpignan a elle prévu "un net renforcement de l'effectif de la police municipale", a-t-il dit. "Des consignes de très grande fermeté" ont été données à la police nationale, a souligné Pierre Regnault de la Mothe, qui a donné son feu vert aux policiers pour utiliser des lanceurs de balles de défense.
La police n'encadrera pas le cortège, alors qu'aucune manifestation n'a encore été déclarée. "Elle se concentrera à 100 % à combattre les casseurs et les délinquants et à rétablir l'ordre si nécessaire avec des colonnes de maintien de l'ordre agiles, rapides et réactives", a expliqué le préfet.
"Les personnes dissimulant leur visage" seront considérées comme des casseurs et interpellées, a-t-il précisé. Pour la journée de samedi, le préfet a interdit "le port et le transport de tout objet pouvant constituer une arme".
Sept commerces dévalisés lors de la mobilisation précédente
De son côté, le maire de Perpignan Louis Aliot (RN) a "demandé aux services de la communauté urbaine de faire retirer de la voie publique tout objet susceptible de servir de projectile : poubelles, trottinettes, etc.", indique-t-il dans un communiqué.
Lors de la manifestation samedi dernier, sept commerces ont été dévalisés, des abribus et un véhicule de la police municipale ont été dégradés, a rappelé la préfecture, qui a fait état de vingt interpellations.