Après le saccage de la mairie de Limoges et les violences et pillages survenus en marge des manifestations de samedi, Gérald Darmanin hausse le ton. Invité de "La Grande Interview" sur CNEWS et Europe 1, le ministre de la Justice a dénoncé le rôle des membres de l’ultra-gauche, qu’il qualifie d’"ennemis de la République", et évoqué la piste d’un acte organisé à caractère terroriste.
Le ministre de la Justice cible l’ultra-gauche. Invité de La Grande Interview sur CNEWS et Europe 1, Gérald Darmanin, est revenu sur les violences qui ont marqué plusieurs villes françaises, notamment le saccage de la mairie de Limoges. Il a évoqué la piste d’un acte organisé à caractère terroriste, examinée par le Parquet national antiterroriste (PNAT), et appelé à combattre les organisations d’ultra-gauche.
"L’ultra-gauche, ce sont des ennemis de la République", a déclaré Gérald Darmanin. Le garde des Sceaux a notamment évoqué l’incendie de la mairie de Limoges, dont les circonstances font l’objet d’investigations. "Le PNAT pense qu’il y a une possibilité que ce soit un acte organisé et terroriste", a-t-il affirmé, évoquant la volonté supposée de semer la terreur pour des raisons idéologiques ou politiques.
Selon le ministre, les premières enquêtes laisseraient apparaître une préparation méthodique de l’incendie. Il a toutefois rappelé que les investigations devaient se poursuivre sous l’autorité du parquet antiterroriste.
UN APPEL à poursuivre les organisations d’ultra-gauche
Gérald Darmanin a également dénoncé les affrontements avec les forces de l’ordre et les attaques contre des bâtiments publics survenues en marge des manifestations. Il a appelé à la dissolution des organisations impliquées dans ces violences et à la poursuite pénale de leurs représentants.
"Il faut les dissoudre et puis il faut surtout poursuivre pénalement leurs représentants pour qu’ils soient traduits devant les tribunaux et, je l’espère, condamnés à de la prison", a-t-il déclaré, rappelant avoir lui-même procédé à plusieurs dissolutions lorsqu’il était ministre de l’Intérieur.
Le garde des Sceaux a néanmoins distingué ces violences des manifestations liées aux revendications lycéennes ou au pouvoir d’achat. Selon lui, les rassemblements se seraient globalement déroulés dans de bonnes conditions avant que des groupes de casseurs et de pilleurs ne passent à l’action, notamment en fin de journée et durant la nuit.
Interrogé sur le profil des personnes arrêtées, Gérald Darmanin a indiqué que 95% d’entre elles étaient des hommes. Il a également souligné la présence de mineurs, parfois âgés de seulement 13 ans, mais précisé que les adultes représentaient environ 70% des personnes interpellées.