Un homme de 40 ans a été interpellé en Haute-Vienne, dans le cadre de l'incendie de la mairie de Limoges, ont annoncé ce mardi matin les autorités.
Vingt-cinq personnes ont été interpellées et sont déférées ce mardi matin après l'attaque du bâtiment qui abrite les rédactions de CNews, Europe 1 et du JDD samedi, a annoncé le ministre de la Justice. Invité de Laurence Ferrari, Gérald Darmanin a réaffirmé que "la liberté de la presse doit être garantie pour tout le monde, et aucune personne qui travaille dans une rédaction, quel que soit son orientation ou le parti pris éditorial, ne doit être menacée".
"Les 25 personnes interpellées sont déférées en ce moment même devant un juge puisqu'une information judiciaire est ouverte, et j'espère que beaucoup d'entre eux connaitront des mises en examen, des détentions provisoires et des condamnations extrêmement fermes", a-t-il souligné. "CNews comme toutes les rédactions doivent être intégralement protégées", a-t-il conclu.
Invité de la Grande interview d'Europe 1-CNews, le garde des Sceaux est revenu sur la possibilité de mettre en place un état d'urgence dans le pays, après les émeutes et pillages qui ont touché plusieurs villes le week-end dernier. "On n'a pas besoin de l'état d'urgence, on n'a pas besoin de priver tous les Français de leurs libertés individuelles parce qu'on a quelques milliers de délinquants et d'emmerdeurs", affirme le ministre de la Justice.
"Il faut beaucoup de fermeté et beaucoup de démonstration de force et que la Justice réforme ce qu'elle est aujourd'hui", souligne Gérald Darmanin.
Invité ce mardi matin sur le plateau de La Grande interview Europe 1-CNews, le ministre de la Justice Gérald Darmanin a annoncé que 123 personnes sont incarcérées ce matin dans le cadre des émeutes de ce week-end. "123 personnes sont incarcérées, soit en détention provisoire, soit suite à un mandat de dépôt", précise-t-il.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a affirmé mardi que les couvre-feux entrés en vigueur la veille dans plusieurs villes avaient "contribué au calme de la nuit", annonçant que de nouveaux seraient décidés pour la soirée "là où la situation le nécessite".
"Ces décisions seront prises sur le terrain, par les préfets, en lien avec les maires", a-t-il écrit sur X.
C'est la première mesure concrète annoncée pour stopper la flambée de violence dans le pays. Depuis ce lundi soir, des couvre-feux ont été mis en place dans plusieurs villes de France et de plusieurs quartiers de grandes villes, comme Lyon, Paris ou encore Lille.
La capitale des Flandres se réveille ce mardi matin avec le souvenir des violences de ce week-end. Alors, toute la nuit, des policiers ont patrouillé et ont contrôlé plusieurs individus. Ici, le couvre-feu ne concerne que les mineurs. "Ce qu'il s'est passé à Lille, c'était quand même bordel, donc c'est normal" de mettre en place ce genre de mesures, souligne un jeune majeur contrôlé par quatre CRS. Retrouvez notre article ici.
Des touristes se sont retrouvés pris au cœur des violences qui ont secoué Paris ce week-end. Face aux scènes de chaos et de dégradations, beaucoup sont sous le choc.
Ellie, une jeune Américaine, est arrivée à Paris samedi soir, au moment où les violences éclataient. Apeurée, elle a préféré se confiner dans son hôtel. "C'était un peu effrayant, j'avais peur de quitter l'hôtel, je ne voulais pas qu'on se retrouve bloqués dans ces émeutes”, confie-t-elle.
C'est ce qui est arrivé à Mitchelle et à ses amis, qui visitaient la capitale à bord d'un bus. "Il y avait une barricade face à notre bus, le chauffeur est sorti et l'a déplacée, c’était effrayant", raconte-t-elle. Retrouvez notre article.