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Violences urbaines : «Nous avons été débordés», reconnaît Axel Ronde, syndicaliste policier, qui réclame «l’état d’urgence»

Axel Ronde, syndicaliste policier. [Europe 1]

Après les violences survenues en marge de la mobilisation du 17 octobre, Axel Ronde, syndicaliste policier, reconnaît sur Europe 1 que les forces de l’ordre ont été "débordées". Il dénonce les agissements de l’ultra-gauche et plaide pour la mise en place de l’état d’urgence afin de mieux encadrer les manifestations.

Les autorités dépassées par les casseurs ? Samedi, en marge de la journée de mobilisation du 17 octobre, 855 personnes ont été interpellées, dont 557 placées en garde à vue. Parmi elles, 433 étaient majeures (78 %), selon une analyse provisoire du ministère public. La majorité des personnes interpellées étaient mises en cause pour des atteintes aux biens (244), selon la même source. 

Invité de l’émission Pascal Praud et vous ce lundi sur Europe 1, Axel Ronde, syndicaliste policier, reconnaît que les forces de l’ordre ont "été débordées".

"Nous n’avons pas les armes nécessaires"

"Il y a eu plusieurs phases. Des individus de l’ultra-gauche, des antifas et des anarchistes ont cassé des devantures de commerces et ont ouvert la voie à certaines personnes des banlieues venues piller", précise le syndicaliste.

Au micro de Pascal Praud, Axel Ronde s’étonne "qu’on ne dissolve pas toutes ces associations, toutes ces mouvances de l’ultra-gauche qui ont toujours pignon sur rue". "Mais dans tous les cas, oui, nous avons été débordés, c’est clair. Nous n’avons pas les armes nécessaires", déplore-t-il, ajoutant préférer décréter "l’état d’urgence pour pouvoir interdire tout cela".