Pour le second soir de suite, des dizaines de magasins ont été pillés dans le centre de Paris, des émeutes urbaines aussi à Lyon ou à Toulouse. Selon les derniers chiffres du ministère de l'Intérieur, 2.397 personnes ont été interpellées. Mais que sait-on sur le profil de ces casseurs ?
Encore des scènes de chaos dans plusieurs grandes villes de France ce dimanche soir, à Paris, Lyon ou Toulouse. Près de 1.000 policiers et gendarmes ont été blessés, dont 7 gravement.
Selon les chiffres du ministère de l'Intérieur, 2.397 personnes ont été interpellées. La plupart est majeure, près de 90% des émeutiers arrêtés. Des jeunes hommes qui ont entre 18 ans et la trentaine d'années.
"On n'est pas sur du lycéen ou du manifestant classique"
Et parmi eux, deux types de profils : des jeunes issus de quartiers sensibles, mais aussi des éléments radicaux d'extrême-gauche, comme l'explique Hubert Gimenez, policier et délégué syndical Unité.
"Ce qu'on a vu, c'est du pilleur d'opportunité. Et après, derrière, on a aussi des membres bien souvent d'ultra-gauche, dits blackblocs, qui eux sont des habitués de la confrontation, des professionnels qui viennent uniquement pour en découdre avec nos collègues. On n'est pas sur du lycéen ou du manifestant classique".
Beaucoup ont été interpellés pour vols mais aussi pour violences envers les forces de l'ordre. Des peines qui peuvent aller jusqu'à sept ans de prison, mais qui ne seront jamais prononcées, selon Jean-Christophe Couvy, secrétaire général du syndicat Unité.
"On attend à ce que la réponse judiciaire soit très sévère, mais on sait très bien, dans l'absolu, qu'encore une fois, beaucoup vont passer à travers et ça va être des réponses très light ce qui donnera le feu vert à de nouvelles violences".
Les premières comparutions immédiates sont prévues ce lundi. À Paris, elles doivent débuter à 13h30 au tribunal judiciaire.