La Fonderie de Bretagne, située dans le Morbihan, a été placée en liquidation judiciaire jeudi, faute de repreneur. Cette décision intervient un peu plus d'un an après la reprise du site par Europlasma et ouvre la voie au licenciement économique de l'ensemble des employés.
La Fonderie de Bretagne (FDB), qui emploie 244 salariés à Caudan (Morbihan), a été placée jeudi en liquidation judiciaire faute de repreneur, à peine plus d'un an après sa reprise par Europlasma, a annoncé le délégué CGT Maël Le Goff.
"Pour le moment, la Fonderie de Bretagne bascule dans un drame humain et industriel inacceptable. La perspective du licenciement économique de l'ensemble des salariés marque le terme tragique d'un gâchis industriel qui aurait pu et dû être évité", a déclaré le délégué syndical à la sortie du tribunal de commerce de Lorient, devant des salariés.
Maël Le Goff, s'exprimant au nom de son syndicat et des élus du personnel, a désigné comme "responsables de cette faillite le groupe Renault et l'État français". Ancienne filiale du constructeur automobile Renault, FDB avait été placée en redressement judiciaire début juillet pour cessation de paiement.
Une reprise qui n'a jamais abouti
Le site qui produit des pièces en fonte pour les suspensions et les échappements avait été repris en avril 2025 par Europlasma qui voulait diversifier la production notamment avec la fabrication de corps creux pour des obus de mortier.
Mais selon la CGT, le groupe n'a jamais versé l'intégralité des sommes promises et la production de FDB, interrompue après un incendie en janvier 2026, n'a pas réellement repris.
En milieu de journée, près de 200 personnes, des fondeurs résignés rejoints par des lycéens d'établissements de la ville, s'étaient rassemblées dans le calme à proximité du tribunal de commerce, a constaté l'AFP. Un feu de détritus brûlait sur la chaussée.
Après l'annonce de la liquidation, les salariés, dont certains ont versé des larmes, se sont mis en route pour le site de Caudan pour "se voir une dernière fois".