Aller au contenu principal
Actuellement à l'antenne

Collège d'Aubagne : un pédopsychiatre met en garde contre l'amalgame entre jeux vidéo et passage à l'acte

Invité de Christine Kelly sur Europe 1, le pédopsychiatre Stéphane Clerget appelle à ne pas “alarmer la population” après l’attaque d’Aubagne, tout en décrivant les signes d’alerte qui peuvent apparaître chez certains enfants, parfois dès 6 ans.

Lundi, un collégien de 14 ans a ouvert le feu au fusil de chasse au collège Lakanal d’Aubagne, blessant le principal et une enseignante avant d’être désarmé. Soupçonné d’adhérer à la True Crime Community, qui voue un culte aux auteurs de tueries de masse, il jouait notamment à Call of Duty. 

Europe 1 s’est interrogé sur le profil de ce jeune suspect et sur la manière de l’analyser. Pour cela, Europe 1 à intérrogé le Dr Stéphane Clerget médecin psychiatre et pédopsychiatre s’il avait déjà vu, parmi ses patients, des jeunes addicts à ces jeux.

“Pas forcément un adolescent dangereux”

“Il ne faut pas alarmer la population”, répond le pédopsychiatre. “Un adolescent solitaire, passionné de jeux vidéo ou intéressé par les faits divers n’est pas forcément un adolescent dangereux.” Il cite des signes d’alerte, “notamment l’expression de l’intention de tuer, de commettre des crimes, des propos déshumanisants, une admiration répétée pour les auteurs de massacres, un sentiment de persécution”.

Des enfants “dès 6 ans”

Il évoque aussi des enfants “qui auraient pu éventuellement évoluer” vers ce type de comportement. “Dès 6 ans, on voit des enfants qui peuvent avoir comme ça le sentiment qu’on les persécute et qui ont des actes très très violents sur d’autres dès qu’ils sont un peu contrariés.” Ces enfants ne grandissent pas dans des familles violentes, précise-t-il, et ils sont “heureusement rares. Quand ils sont pris en charge, on peut travailler tout ça”, ajoute-t-il.