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«Nous sommes tous responsables collectivement si ce pays est dingue», estime le philosophe Mathias Leboeuf

Invité de L'Heure des Pros, ce mercredi 14 octobre, Mathias Leboeuf, journaliste et philosophe, s'est interrogé sur les conséquences de la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains (SRU). [Europe 1]

Invité de L'Heure des Pros, ce mercredi 14 octobre, Mathias Leboeuf, journaliste et philosophe, s'est interrogé sur les conséquences de la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains (SRU). Il estime que certaines dispositions doivent être revues, notamment lorsqu'elles compliquent la construction de logements dans les communes. 

La loi SRU, qui impose notamment des quotas de logements sociaux à certaines communes, a suscité un débat sur le plateau de L'Heure des Pros, ce mercredi 14 octobre. Mathias Leboeuf a rappelé que ce texte avait été adopté par les représentants des Français. "Nous sommes tous responsables collectivement de cette dinguerie, si le pays est dingue", a-t-il déclaré. Le journaliste et philosophe a notamment évoqué la situation des communes où une grande partie des terrains sont inconstructibles. 

"Il y a beaucoup de maires qui dérogent à ces lois"

"Si 80% des terrains sont inconstructibles, effectivement, ça paraît incroyable qu'il n'y ait pas de dérogation ou qu'il n'y ait pas, au cas par cas, des aménagements", a-t-il souligné. Mathias Leboeuf a également pointé le comportement de certains élus locaux face aux obligations de construction de logements sociaux. 

Selon lui, plusieurs maires chercheraient à contourner la réglementation pour éviter d'en accueillir davantage dans leur commune. "Il y a beaucoup de maires qui dérogent à ces lois parce que, très clairement, ils n'ont pas envie d'avoir de logements sociaux parce que les logements sociaux, ça ne fait pas bien dans le paysage", a-t-il affirmé.